80 jours. C’est le nombre de jours qu’aura duré le calvaire des habitants du Sud en raison de la fermeture de la route Macondé. 80 jours à emprunter le tronçon Macondé à pied (avant qu’il ne soit interdit totalement au passage le 19 juin dernier) ou de voyager par la route sinueuse et étroite de Choisy reliant Baie du Cap à Chamarel/Case Noyale. Depuis mardi dernier, les habitants de Baie du Cap, Bel Ombre et autres villages avoisinants – qui étaient à bout de patience – se disent enfin soulagés, même s’ils ajoutent craindre pour leur sécurité sur la route de Macondé, dont les experts ont recommandé des travaux de sécurisation. “Aster nou zenfan pou kapav ale lekol trankil; aster nou napli pou malade dans bis lahaut dans contour; aster kapav reprend nou lavi normalement”, disent-ils. D’ici octobre prochain, ils devront emprunter un autre chemin, soit celui parallèle à Macondé, actuellement en construction.
Elle devait être réouverte dans une dizaine de jours, avait annoncé le député rouge de la circonscription No 14, Hervé Aimé. Finalement, il aura fallu près de trois mois pour que la route Macondé soit à nouveau praticable.
Depuis mardi dernier, après une visite du site effectué lundi par le vice-Pm et ministre des Infrastructures Publiques Anil Baichoo et les officiers de son ministère et de la Road Development Authority (RDA), voitures, autobus, camions, vans, vélos et piétons peuvent à nouveau transiter via ce tronçon. Ce, grâce aux travaux de purge des rochers à risques de la falaise qui ont été réalisés par la compagnie réunionnaise ROCS, ainsi qu’à ceux de réparation de la route effectués par la RDA. Ce que réclamaient les habitants de cette partie de l’île qui ont eu à prendre leur mal en patience quotidiennement. Une situation pas évidente et déplorée maintes fois, forçant ainsi les autorités à agir au plus vite.