Comme l’année dernière et même l’année d’avant, la performance au SC et au HSC est en baisse. La cuvée 2014 du HSC affiche un taux de réussite de 75,4%, comparé aux 77,9% de l’année précédente. Pour le SC, le taux de réussite a été de 73,4%, comparé aux 74,98% pour la cuvée 2013.
Cette baisse de performance est source d’inquiétude. Pour tenter d’expliquer cette tendance, quelques recteurs montrent du doigt le manque d’application. “Il est difficile d’expliquer cette baisse. Peut-être que les élèves sont moins appliqués. Je ne pense pas que le niveau des examens est trop dur. Il faut tout le temps être sur le dos de nos élèves; il y a un gros souci sur le travail personnel. Il y a un manque de suivi. On attend la dernière minute pour réviser, il ne faut pas s’étonner que les résultats ne soient pas bons”, analyse Jacques Malié, recteur du collège St-Esprit.
Mojee Khoosiram, assistant recteur au collège New Eton, attribue cette baisse de performance à l’absentéisme. “Ces cinq dernières années, on note qu’il y a beaucoup d’absences les vendredis et quelques mois avant les examens. Les élèves en Form V et en Form VI ne sont presque jamais présents au troisième trimestre.”
Les recteurs évoquent également le rôle des parents. “Les parents doivent davantage avoir le rôle d’accompagnateurs. Le mode de vie a changé, notre société a évolué. Les parents travaillent beaucoup plus pour joindre les deux bouts et cela a un impact.” Mojee Khoosiram estime que beaucoup de parents ne savent pas comment aider leurs enfants. “Les parents ne sont plus trop présents pour guider l’enfant ou ils ne savent pas comment le faire. Je pense qu’il faut davantage de rencontres entre le management, les parents et les professeurs. Il faudrait, en quelque sorte, une école des parents.”
Marie-Anne, une enseignante dans une State Secondary School du pays, évoque l’attitude des parents envers leurs enfants. “Les élèves ont trop de facilités, les parents leur donnent ce qu’ils désirent, même si les résultats ne sont pas bons. Les élèves ne ressentent pas le besoin de travailler dur. Ils prennent tout pour acquis. Il y a un laisser-aller. Les élèves démontrent de moins en moins d’intérêt pour les études.”
Jacques Malié avance que les parents ont trop tendance à tout miser sur le CPE. “On se dit que le plus difficile a été fait alors que c’est au collège qu’il faut fournir davantage d’efforts.”