Suite à son point de presse à son bureau à Port-Louis hier, Hervé Aimée, s’appuyant sur la polémique autour de certaines majorations, a dans une correspondance envoyée ce matin invité les municipalités et collectivités locales à revoir les trade fees à la baisse. Un comité interministériel qu’il a présidé, composé de Vasant Bunwaree (Éducation), Satish Faugoo (Agro-industrie), Shakeel Mohamed (Travail) et de Jim Seetaram (Commerce et Industrie, en remplacement de Cader Sayed-Hossen), s’était d’ailleurs penché sur ce dossier hier matin. Pour lui, le GM devrait « as far as possible avoid the levy of a double fee or double taxation and this principle should particularly apply to operators in the tourism sector » (voir hors-texte). Il devait notamment reconnaître que certains commerçants payant des frais à la Tourism Authority subiraient une hausse de plus de 200 %. Toutefois, soutient Hervé Aimée, plus d’une cinquantaine d’opérateurs économique n’ont pas été touchés par cette hausse. D’autres, poursuit le ministre, ont eu un rabais de Rs 100 sur les frais commerciaux payés car les municipalités et District Councils n’avaient pas retenu le Trade Refuse Fee dans les nouveaux chiffres.
Du côté des opérateurs économiques et commerçants, l’on parle de première bataille gagnée. Depuis plus d’une semaine, commerçants, agents immobiliers, bijoutiers, maraîchers se sont mobilisés pour faire bloc contre cette augmentation des trade fees. S’appuyant sur la situation économique difficile, ils réclamaient l’annulation de la majoration imposée. Lors d’un point de presse hier au Centre social Marie Reine de la Paix à Port-Louis, le Front Commun des Commerçants de l’île Maurice (FCCIM), la Mauritius Shop Owners Association (MSOA), l’Association des Agents Immobiliers (AAI), la Market Traders Association (MTA) et l’Association des Bijoutiers (AB) ont réclamé une étude sur les frais commerciaux par les collectivités locales. « Nou donn zot ziska lane prosenn pou reget ban sif me vinn avek bann propozision genuine. Na pa vinn tir kass dan poss », a soutenu Raj Appadu, président du FCCIM, qui a exprimé sa satisfaction quant à la décision ministérielle. « Nous ne souhaitons pas être les victimes de ce tug of war. Je suis heureux de constater que la hache de guerre a été enterrée entre les collectivités locales et le ministère », a-t-il lancé. Soulignant l’échéance du paiement fixé au 31 janvier, le ministre a demandé aux opérateurs économiques de s’acquitter des trade fees le plus rapidement possible ou de payer la moitié comme le préconise la loi. Rappelant qu’il n’y aura pas d’extension pour le paiement, il a indiqué qu’en cas de réajustement, des remboursements seront effectués. « Mem si bizin ranbours zot Rs 10 bann kolektivite local ava fer li », affirme Hervé Aimée.