Le ministre de l’Environnement, de la Protection contre les catastrophes naturelles et de la Beach Authority, Raj Dayal, a fait un constat des lieux à Canal Dayot et Chitrakoot hier. Le but était de constater de visu si les mesures nécessaires ont été prises pour éviter des catastrophes dans ces régions. Il a aussi rencontré les habitants des deux quartiers et écouté leurs doléances.
Canal Dayot est répertorié comme une zone à risques depuis les inondations du 30 mars 2013. Dans le but de s’assurer que les dispositions nécessaires ont été prises pour limiter les catastrophes, Raj Dayal a fait une visite des lieux hier. Accompagné des membres du National Disaster Committee, il a dressé un constat des travaux entrepris dans cette région. Sollicité sur ce sujet, il a déclaré : « Nous sommes actuellement en période cyclonique. Je me suis rendu sur place pour évaluer les risques et, surtout, voir si les travaux ont été faits selon les normes requises. Canal Dayot est un site qui a subi pas mal de pressions déjà. »
Le premier constat de Raj Dayal est « amer », selon ses propres mots. Il est d’avis qu’une « bonne partie des travaux ne sont pas aux normes », expliquant : « J’ai donné des directives pour l’entretien, le nettoyage ainsi que l’embellissement de la berge de la rivière. J’ai aussi eu des discussions avec les habitants de la localité. J’ai écouté leurs doléances et fais une sensibilisation pour l’entretien des lieux. Nous allons travailler ensemble et d’après les normes pour une cleaner and greener Mauritius. »
Le ministre de l’Environnement, de la Protection contre les catastrophes naturelles et de la Beach Authority ajoute que Canal Dayot est un site qui relève du patrimoine et, qu’à ce titre, l’endroit devrait être davantage protégé. « Nous réhabiliterons le site, j’en ai déjà discuté avec la NDU. »
Après Canal Dayot, Raj Dayal s’est rendu à Chitrakoot, région de Vallée-des-Prêtres, faisant face à un problème de glissement de terrain. Là également, il dit avoir constaté des manquements. « On a construit des routes et on n’a pas prévu de drains des deux côtés. Or, il faut à tout prix éviter l’accumulation d’eau à cet endroit. Nous avons activé les démarches nécessaires pour les travaux avec la collaboration des autres ministères. » Après ces deux régions, Raj Dayal compte visiter Grand-Sable et Rivière-des-Galets dans le courant de la semaine. Ces deux villages côtiers sont devenus vulnérables avec les changements climatiques.