Élève en Std III à l’école primaire de Bheewa Mahadoo, Pranay Seeballuck est mort d’une anémie sévère mercredi dans l’enceinte de l’établissement scolaire pendant qu’il examinait des plantes. Ses parents sont toujours sous le choc car, disent-ils, leur fils ne souffrait d’aucune maladie depuis sa naissance. Sa mère raconte ses derniers souvenirs aux côtés de son fils.
Ce mercredi, mon fils m’a demandé de lui prendre en photo avant qu’il ne parte à l’école. À midi, je lui ai apporté son déjeuner. Pranay était gai, jovial et il n’y avait aucune indication qu’il était malade. Vers 14h45, j’ai reçu un appel de la direction de l’école qui m’annonce que mon fils est décédé. Je suis sous le choc. Je n’arrive pas à comprendre », a confié hier après-midi Saroj Seeballuck. Son fils de 7 ans, Pranay Seeballuck, est décédé jeudi matin dans l’enceinte de son établissement scolaire, l’école primaire de Bheewa Mahadoo, à Rivière-du-Rempart, pendant qu’il examinait des plantes en présence du personnel de l’école.
Élève en Std III, Pranay Seeballuck a immédiatement été conduit à l’Area Health Centre (AHC), qui se trouve à proximité de l’école, pour les premiers soins. Malgré toutes les tentatives du médecin pour le réanimer, l’enfant a rendu l’âme. C’est la police qui a transporté son corps à la morgue de l’hôpital Victoria. Une autopsie pratiquée par le Dr Maxwell Monvoisin a révélé qu’il souffrait d’une anémie sévère.
Selon la mère de Pranay Seeballuck, son fils n’était atteint « d’aucune maladie depuis sa naissance ». Cependant, deux semaines de cela, elle l’avait emmené au AHC en raison d’une toux persistante et d’une légère fièvre. « Dokter inn konsilte li, inn donn medsinn e apre nou finn retourn lakaz », relate Saroj Seeballuck. Quant au père de Pranay Seeballuck, Avedanand Seeballuck, il n’accepte toujours pas la mort subite de son fils.
Après ce drame, la direction de l’école Bheewa Mahadoo envisage de demander aux parents de leur faire parvenir un rapport médical de leurs enfants. « Nous comptons très vite mettre en place ce projet afin qu’il y ait un suivi médical individuel pour chaque enfant atteint d’une maladie quelconque », soutient la direction, « nous voulons éviter que d’autres enfants subissent le même sort que Pranay car son décès nous a bouleversés, traumatisés ».