Un drame est survenu aux petites heures ce matin à Roche-Bois, plongeant la famille Sadal dans le désarroi. Le petit Fabio, venu au monde il y a deux mois, a trouvé la mort dans son sommeil sur le même lit où dormait sa mère. La cause subite de la disparition demeure sombre, le nourrisson n’ayant aucune maladie.
Rien ne laissait présager hier soir qu’un terrible coup du sort aurait secoué la famille Sadal aux petites heures ce matin. Selon les témoignages recueillis par Le Mauricien auprès des proches à Roche-Bois, Diana Sadal, la mère de la victime ainsi que son époux regardaient paisiblement la télé hier soir en attendant l’heure de se coucher. Le petit Fabio et sa mère Diana devaient être les premiers à gagner le lit tandis que le père était toujours devant le télévision, et ce jusqu’à fort tard.
Premier signe de panique à 2 heures du matin. Le nourrisson, qui dort aux côtés de sa mère, ne se réveille pas et ne pousse aucun cri comme à l’accoutumée pour prendre son lait. « Mo essay bouz li plizier fwa me li pa levé. Monn fini kompran ki li finn mort… » explique la mère, dont le visage est ravagé par la douleur qui afflige sa petite famille. Affolée devant cette horrible image de son fils inerte sur le lit, la mère alerte immédiatement son époux. La triste nouvelle se répand comme une traînée de poudre dans le voisinage aux petites heures ce matin.
L’incompréhension est d’autant plus totale que le petit Fabio était en bonne santé et, par conséquent, ne présentait aucun signe qui pourrait laisser imaginer une telle tragédie. Toutefois, l’autopsie pratiquée durant la matinée devrait permettre d’y voir plus clair quant à la cause de la mort du nourrisson de deux mois. La police de Roche-Bois a ouvert une enquête pour faire la lumière sur ce drame.
À Roche-Bois, rue L’Abattoir, les proches de la victime tentent tant bien que mal de surmonter cette terrible épreuve pour mettre au point les préparatifs en vue des funérailles du petit Fabio. Sous une fine pluie, les proches étaient à pied d’oeuvre ce matin pour dresser une tente alors que d’autres faisaient leur entrée au domicile des Sadal avec un bouquet de fleurs pour rendre hommage au défunt.