Des habitants de Roches-Brunes, plus particulièrement ceux du quartier de Ville-Neuve, se plaignent de l’état « déplorable » des routes. Après les travaux de raccordement pour l’installation du tout-à-l’égout, c’est maintenant au tour de la Central Water Authority de fouiller pour installer ses tuyaux, déplorent-ils.
« Pourquoi est-ce que la Wasterwater Management Authority (WMA) et la Central Water Authority (CWA) n’ont-ils pas accordé leurs violons et faire leurs fouilles successivement ? » s’interroge Yves Mascagni, habitant de Ville-Neuve à Roches-Brunes (Rose-Hill), qui avec son ami Lindsay Marion se font les porte-parole des autres habitants du quartier.
« Si la WMA et la CWA avaient eu l’intelligence de faire leurs travaux successivement, cela aurait évité des désagréments aux habitants de notre quartier », soutient Lindsay Marion comme pour faire écho aux propos de son ami Yves Mascagni. « Cela est d’autant énervant que nous avons constaté que dans les autres quartiers de Beau-Bassin / Rose-Hill où les fouilles sont effectuées pour l’installation du réseau du tout-à-l’égout, la WMA et la CWA se sont succédé et, en un rien de temps, ces quartiers avaient retrouvé leur sérénité », affirme-t-il.
« Depuis le début de ces fouilles, nous avons subi un bouleversement incroyable ! Nous souffrons beaucoup ! » s’écrie Yves Mascagni. « D’abord, nous ne pouvons circuler librement, les interdictions, les sens interdits s’élevant du jour au lendemain sans crier gare ! » déplore l’ami de Lindsay Marion. « On sort le matin de chez soi en voiture et l’après-midi, impossible de rentrer, car une grande tranchée aura été creusée durant la journée ! » affirme-t-il.
« Mais le plus grave, c’est cette menace à la sécurité des gens ! Avec ces fouilles, les lignes blanches ont disparu et nous avons eu, par conséquent, à déplorer plusieurs accidents », indique Lindsay Marion. La poussière est un autre souci de nos interlocuteurs. « De nombreuses familles doivent vivre les portes et les fenêtres fermées, et malgré cela une fine couche de poussière s’accumule sur les meubles », s’indigne Yves Mascagni. « Imaginez ce que cela a comme effet sur les bronches de ceux qui respirent », renchérit son ami Lindsay Marion. « Cela ne nous étonnerez guère que le nombre de personnes souffrant de maladies respiratoires ait augmenté dans le quartier », avance-t-il.
« Nous ne sommes pas contre le développement et nous pouvons même comprendre l’importance pour l’environnement d’un réseau de tout-à-l’égout, mais encore faut-il que les autorités responsables fassent tout pour minimiser les inconvénients aux résidents », explique Yves Mascagni. « Ce n’est qu’une fois ces routes charcutées réasphaltées que nous retrouverons notre sérénité d’antan ! » affirme Lindsay Mario, avec philosophie.