C’est finalement le même comité directeur élu par une assemblée générale élective le 15 février dernier et ensuite pas reconnu par la Fédération mauricienne de Lutte (FML) qui aura la charge d’organiser de nouvelles élections au sein du comité régional de lutte de Rodrigues. Cela à la suite d’une décision communiquée récemment au ministère de la Jeunesse et des Sports par cette même…FML. Il nous revient que la Commission de la Santé et des Sports a été avertie de la situation et que le caretaker committee est actuellement à l’oeuvre pour l’affiliation des six clubs auprès du MJS. Aussitôt cette première partie du travail bouclée, le comité soumettra les documents nécessaires à la commission qui, à son tour, les enverront au MJS pour avoir le clearance. Par la suite, des nouvelles élections seront organisées pour élire un nouveau bureau.
Selon les informations dont nous disposons, la FML a reconnu le comité élu en février dernier pour organiser de nouvelles élections.  Ce comité agira comme un caretaker committee et il nous revient que le travail a  déjà été enclenché pour l’affiliation des six clubs existants auprès du MJS. Ces clubs sont La Ferme, Marechal , Grande Montagne, Baie-aux-Huîtres, Citron Donis et Mont Lubin. Il nous revient en revanche que le club de Cygangue que les dirigeants rodriguais considéraient comme étant un club fictif, ne ferait pas partie des clubs en course pour une place au sein du comité régional.
Pourtant, le président de la FML, Richard Papie, avait expliqué, lors d’une conférence de presse cette année, la raison pour laquelle le comité élu en 2012 n’avait pas été reconnu par la fédération en déclarant : « Le club de Cygangue qui avait obtenu la reconnaissance de la fédération n’avait pas été invité aux élections de 2012. Nous avons demandé des éclaircissements au comité régional et on n’a pas été en mesure de nous répondre. » Soulignons que les six clubs existants sont déjà enregistrés auprès du Registrar of Association affirme-t-on du côté du comité régional et on indique que les démarches en vue de l’organisation de nouvelles élections sont en bonne voie.
D’autre part, nous avons appris que la Commission de la Santé et des Sports a été finalement informée que la suspension de la présidente du comité régional, Clairmène Roussety, et de la lutteuse Joyce Milazar, ont été enlevées. Cela même si dans un passé récent, il était compris que le nécessaire avait déjà été fait. Clairmène Roussety avait écopé d’une suspension de cinq ans, alors que Joyce Milazar avait elle écopé de trois ans. Leurs déclarations de presse à l’issue des Jeux de la Francophonie de septembre dernier, à Nice en France, une compétition où la lutteuse avait décroché la médaille de bronze, avaient été considérée comme ayant causé préjudice à la fédération.
Récemment, Joyce Milazar a même décidé de mettre un terme à sa carrière.  Elle a indiqué qu’elle ne pouvait plus continuer à subir les humiliations de la fédération. Selon elle, ce sont les déclarations de Richard Papie au sujet d’une bourse olympique qui l’a poussé vers la sortie.  Ce dernier avait affirmé avoir téléphoné à  Joyce Milazar et qu’elle lui aurait fait comprendre que seul  Alec Albert pouvait l’entraîner. Joyce Milazar avait catégoriquement démenti ces propos et avait affirmé qu’elle n’avait jamais été contactée par Richard Papie. Il nous revient que les dirigeants du comité régional tentent toujours de convaincre Joyce Milazar de revenir sur sa décision, mais qu’elle est résolue à rester sur sa position.