Une grande réussite pour le concert organisé par le groupe Rodrigues sa ki la de Tamarin. Plus de 7 000 Rodriguais se sont déplacés pour ce tout premier concert de reggae, Reggae Rodrigues Sa No 1, le samedi 27 août au stade de Camp-du-Roi à Port-Mathurin. Un événement riche en couleurs, qui a vu la participation de plusieurs artistes de l’océan Indien.
La musique et les voix de Ras Rico et le groupe Rodrigues sa ki la, Ras Poldo (Ile Maurice), Chicco et Philippe Toussaint (Seychelles) et du groupe Zenfant l’océan (Agalega) ont enchanté les spectateurs présents au stade de Camp-du-Roi, qui se sont déchaînés pendant plus de 6 heures.
« Nou finn organiz sa konser-la dan enn moman presi. Rodriguais bien kontan reggae. Lafoul inn bien kontan Philippe Toussaint, Chicco ek group Zenfant l’océan d’Agalega. Zot bann sante bien koni ek apresye isi. Nou finn fer piblisite lor bandrol a traver lil », expliquent Stephenson Marla et Digislin Emilien, représentants des organisateurs du spectacle.
Ce concert a été l’aboutissement de trois longs mois de préparation, mais les concepteurs se disent « satisfaits sur toute la ligne ». Pour cause, le Reggae Rodrigues Sa No 1 a généré plus de Rs 1 million de revenus. Les prix des billets d’entrée étaient à Rs 200 pour les hommes, Rs 100 pour les femmes et Rs 50 pour les enfants. Les dépenses encourues s’élèvent pour leur part à Rs 400 000, selon les organisateurs.
Seul bémol : le lieu choisi par les organisateurs n’a pas fait des heureux. En effet, de nombreux habitants des alentours ont exprimé leur mécontentement, dérangés par le bruit et choqués par le désordre occasionnés par le concert, qui a commencé à 20 h 00 pour se terminer à 2 h 00. « Landimin konser-la, kan ou get sa stad-la sa, kouma dir enn bordel. Kann labier, plastik, boutey kraze, loder… Li na pa posib kontigne fet konser lor laplenn. Li malsin. Lamem zoue football, lamem dimounn zet tou kalite ordir. Mo na pa kont sa kalite konser-la, me plas-la pa apropriye », déplore un habitant de Camp-du-Roi.
Beaucoup de ces habitants mécontents estiment que les autorités doivent faire construire ou aménager un espace plus approprié à ce genre d’événement. Les organisateurs pensent de même. « Il faut un lieu adapté, surtout en ce qu’il s’agit de l’aspect non négligeable qu’est  la sécurité des spectateurs », déclarent-ils.