Les deux principaux syndicats de Rodrigues, la Rodrigues Government Employees Association (RGEA) et la Rodrigues Public Service Workers Union (RPSWU), affiliés à la Fédération des Syndicats du Service Public (FSSP), dont le président est Rashid Imrith, sont sur sur le pied de guerre. Alain Tolbize, président de la RGEA, et Stevenson Clair, président de la RPSWU, ont envoyé un signal très fort lors d’un point de presse visant à passer en revue la situation syndicale dans l’île et pour faire comprendre aux autorités que le moment est venu de revoir les relations avec les employés de l’Administration à Rodrigues. Ils ont signifié leur intention de boycotter le prochain déplacement d’une mission du Pay Research Bureau (PRB), dirigée par son directeur général, M. Aujayeb, annoncée les 14 et 15 juillet, dans l’île.
« Il n’est pas question pour nous de nous entretenir avec  la délégation du PRB ou encore le directeur du PRB. Nous allons maintenir cette position tant que nous n’aurons pas pris connaissance du rapport final sur le Manpower Assessment entrepris par des représentants du ministère de la Fonction publique. Notre position est claire: 90% des recommandations du rapport du PRB de 2008 n’ont pas encore été mises à exécution », ont soutenu les dirigeants de ces deux syndicats.
Alain Tolbize et Stevenson Clair ont lancé une mise en garde contre les autorités pour éviter que l’exercice initié soit bâclé et qu’il ne soit qu’un Eye Wash en vue de leurrer les Rodriguais. « Nous demandons au gouvernement régional de Rodrigues de participer pleinement au Manpower Assessment avec des propositions dans le service Civil dans l’île en tenant en ligne de compte les impérartifs de l’île Rodrigues autonome. Ce rapport viendra confirmer les véritables intentions du gouvernement quant à l’approfondissement de l’autonomie », ont-ils fait ressortir.
Deux autres sujets, soit le coût de la vie et la proposition du ministre Hervé Aimée en vue de transformer Port-Mathurin en un Village Council.  Les syndicalistes dénoncent la thèse formulée par le Bureau Central des Statistiques à l’effet que le coût de la vie à Rodrigues est plus bas que celui de Maurice. « Nous sommes en droit de nous poser la question sur les chiffres du Bureau Central des Statistiques alors que la réalité sur le terrain est tout autre », disent-ils.