Une semaine après le sacre de la Western Force au World Club 10s, l’organisation de la compétition de rugby se met en branle pour la prochaine édition. Une campagne 2017 qui devrait être plus importante, avec la venue d’équipes professionnelles, qui n’ont malheureusement pas pu faire le déplacement cette année.
Kevin Venkiah, président de la Rugby Union Mauritius (RUM), voit les choses en grand pour 2017. S’il y a eu des ratés, l’organisation n’en a rien ressenti. « Nous, on y a vu une fête familiale, une organisation correcte et des gens heureux », lance-t-il.  Mais il n’empêche qu’il y a un facteur à revoir : le public.
Selon le président de la RUM, bon nombre de personnes avaient trouvé refuge sous les hospitality tents, dans l’enceinte du stade, plutôt que dans les gradins pendant la journée. « Par contre, il y avait beaucoup de monde pour la finale », remarque-t-il. Mais avant d’en arriver là, il faudra se mettre autour d’une table et discuter de plusieurs aspects. « Nous nous revoyons bientôt avec les responsables de Carinat Sports. »
Une chose est sûre, le niveau sera autrement plus relevé que celui de l’édition 2016. « On ne verra que des équipes professionnelles en action. Nous avons eu des contacts avec quelques-unes qui ont signifié leur intention de venir. »
Ce qui sonne, en quelque sorte, le glas de la présence des Mauriciens au sein des formations étrangères. « Il y a une différence de niveau entre les Mauriciens et les Fidjiens, par exemple. C’est un fait », commente-t-il. Mais l’espoir n’est pas perdu. Il s’agit de mettre sur pied un tournoi regroupant les pays de l’océan Indien, histoire de faire gagner du temps de jeu aux joueurs.
« L’AROI existe, mais il faut la faire vivre », ajoute Kevin Venkiah. Il suffit, maintenant, de trouver une formule pour que l’Association de rugby de l’océan Indien (AROI) vive pendant ces deux jours de compétition. « C’est le seul moyen pour les joueurs de progresser. » On se rappelle que les Réunionnais avaient battu Maurice sur le score de 7-5.
Par contre, les autres tournois satellites, pour les plus jeunes, seront bien au calendrier d’activités. Pourtant, pour espérer atteindre le niveau demandé par l’organisation, il y a plusieurs aspects à revoir. D’une part, l’état du stade lui-même. « Mais il faut savoir que la tenue de la compétition à Maurice a fait un buzz extraordinaire. S’il y a quelque chose à corriger, ce sera quand même le public », avance Kevin Venkiah.
Mais pour rectifier, il faut s’y prendre en amont. « Lorsque nous nous rencontrerons, nous allons discuter des choses liées à l’organisation. Nous nous y prendrons à l’avance pour régler ces petits soucis », conclut-il.