« C’est sur le PTr que déferle le tsunami promis par Navin Ramgoolam » a estimé, hier, l’ancien président de la République et leader du Remake 2000, sir Anerood Jugnauth. Il en veut pour preuves les critiques de Reza Issack contre les « ministres incompétents »; les commentaires de Nita Deerpalsing au sujet des charges retenues contre Mmes Pascale Bodet et Sudha Singh, ainsi que les déclarations de Patrick Assirvaden à propos du MID Fund. Parlant, par ailleurs, de ces « ministres qui demeurent encore indécemment en poste »,  SAJ trouve que, trop attaché au pouvoir, le Premier ministre et leader du PTr est « contraint d’avaler toutes sortes de couleuvres ». « Un Premier ministre qui a de la dignité les aurait contraint à la démission », explique-t-il.
Sir Anerood estime que c’est la fin du « règne » de Navin Ramgoolam et du PTr. « Il a assez fait de tort au pays », trouve-t-il. Alors que, déclare l’ancien président de la République, le Premier ministre a promis un tsunami qui viendrait mettre de l’ordre dans les institutions parapubliques, c’est plutôt le Ptr qui est pris, selon lui, dans un tsunami. Il en veut pour preuve les critiques du PPS rouge, Reza Issack, à l’encontre des « ministres incompétents » et sa demande d’un remaniement ministériel au chef du gouvernement en vue d’insuffler du sang nouveau au cabinet.
« Tout cela a créé des controverses et des réactions. Certains s’en offusquent; d’autres évoquent la liberté d’expression », constate SAJ. Il ajoute à cela les « critiques » de la députée travailliste, Nita Deerpalsing, à l’encontre du ministre, Vasant Bunwaree au sujet des charges retenues contre Mmes Pascale Bodet et Sudha Singh dans l’affaire de relations sexuelles alléguées avec mineure au Mauritius Institute for Training and Development (MITD). Pour lui, ce ne peut être qu’avec le concentement de Navin Ramgoolam que la députée rouge a pu faire de telles critiques contre le ministre en question.
Comme pour étayer encore ses dires à propos du tsunami qui déferle, selon lui, sur le PTr, sir Anerood évoque aussi les commentaires négatifs du député rouge, Patrick Assirvaden, au sujet du MID Fund qui, pour lui, équivalent, ni plus ni moins, à une attaque à l’encontre du Premier ministre, lui-même. Revenant au PPS Reza Issack, il rappelle qu’en cette fin de semaine, encore, ce dernier s’en est, une nouvelle fois, pris au ministre Anil Bachoo sur toile de fond de l’accident  impliquant un van scolaire et un autobus de la Corporation National de Transport (CNT) à Camp Levieux.
Pour le leader du Remake 2000, le leader du PTr qui est « trop attaché au pouvoir » est contraint  d' »avaler  toutes sortes de couleuvres ».  Selon sir Anerood, un Premier ministre qui a de la « dignité » les aurait contraint à démissionner. Ce qui, pour lui, constitue « une véritable honte ».  Dans ce même souci de « demeurer, à tout prix, au pouvoir », Navin Ramgoolam, selon SAJ, se sert des institutions. Sir Anerood parle, de nouveau, des ministres qui demeurent encore « indécemment » en poste.