Elle a suivi les pas des grandes dames de la chanson indienne que sont Lata Mangeshkar et Asha Bhosle, les Nightingales of India. Le chant de Sangeeta Deerpaul-Sharma crée le même effet magique; sa voix s’adresse aux âmes et provoque l’émotion. Au fil de ses apparitions sur scène, la chanteuse a gagné en maturité. Nous l’avons rencontrée à l’Indira Gandhi Centre for Indian Culture à Phoenix où elle donnait un concert aux côtés du chanteur indien Rahul Madhukar Ranade.
“Je suis née chanteuse. J’aime être sur scène”, confie Sangeeta Deerpaul dans un sourire rayonnant. Ghazal, classique, semi-classique et bhajan sont autant de sphères musicales dans lesquelles elle aime évoluer. À l’Indira Gandhi Centre for Indian Culture, la veille de sa prestation, elle trépigne d’impatience de partager pour la première fois la scène avec Rahul Madhukar Ranade. Vêtue d’un churidar et cheveux virevoltant dans le vent, elle ne peut s’empêcher de fredonner quelques airs lors de la séance de photos. Elle semble en osmose avec ces lieux. “J’aime la musique, je suis faite pour elle”, confie-t-elle.
Cet amour pour la musique, elle le tient de ses parents. “Mes premiers gurus sont mes parents. Ils m’ont beaucoup appris. Ils m’ont initiée à la chanson et c’est grâce à eux que j’ai foncé et que je me suis améliorée.”
La musique a toujours fait partie de l’univers de Sangeeta Deerpaul. Son père, Indurduth, l’un des précurseurs du tabla à Maurice, a également été chef du département de musique et de danse au Mahatma Gandhi Institute (MGI). Sa mère, Rekha, après une carrière d’actrice en Inde, est devenue professeur de bharatanatyam au MGI.