L’ancien vice-Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, pourrait être fixé bientôt sur son sort dans le scandale du siècle du rachat de la clinique MedPoint au coût de Rs 144,7 millions. Une décision prévue en Cour suprême lors de la séance du 6 novembre pourrait mettre un terme au bras de fer engagé par le leader du MSM avec le Secretary to Cabinet et chef de la Fonction publique au sujet de l’accès aux documents confidentiels sur le projet de National Geriatric Hospital. Avec cette échéance, l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) pourra boucler l’interrogatoire de cet ultime suspect dans le scandale MedPoint avant de soumettre le dossier au Directeur des Poursuites Publiques, Me Satyajit Boolell, Senior Counsel.
Avant l’appel de l’affaire devant le Deputy Master and Registrar, Nicolas Bellepeau, mardi, Pravind Jugnauth avait formulé par voie de motion une nouvelle requête en vue de pouvoir consulter tous les « Discussion Papers » et autres documents relatifs aux discussions au gouvernement sur ce projet de National Geriatric Hospital. Dans cette nouvelle demande formelle au gouvernement, il avait précisé la période de janvier 2010 à juin 2010 en ce qui concerne les documents.
Intervenant en Cour suprême, Me S. Angad du State Law Office, représentant le secrétaire au Cabinet, a soutenu que les « documents and discussion papers, if they exist, are not Cabinet Papers ». De ce fait, ces documents ne relèvent nullement du Cabinet’s Office. Toutefois, poursuivant des explications en Cour suprême, le représentant du State Law Office soutient que « the defendants (ndlr : le secrétaire au Cabinet et le gouvernement) have no objection that Pravind Jugnauth refers to any document in his possession for the purposes of his defence in the inquiry initiated by the Independent Commission Against Corruption ».
À cet effet, le State Law Office soutient qu’il n’y a aucun litige en suspens vu la précédente décision à l’effet que Pravind Jugnauth a été autorisé à consulter les Cabinet Papers de la séance du 18 juin 2010 sous le contrôle de l’ICAC.
Avec ce nouveau développement dans l’affaire en Cour suprême, le conseil légal de l’ICAC a demandé de mettre hors de cause cette institution pour que l’enquête, initiée depuis janvier 2011, puisse être formellement complétée.
Me P. Thadrayen, avoué, qui a remplacé Me Girish Nunkoo, pour la défense de Pravind Jugnauth, a réclamé un renvoi pour des consultations. L’affaire sera entendue de nouveau le 6 novembre.