L’inquiétude est grande dans le secondaire privé concernant le manque de nouvelles admissions en première année dans la filière prévocationnelle. Pour l’heure, quelques établissements ont enregistré moins de dix élèves tandis que d’autres  n’en ont reçu aucun. Des officiers de la PSSA et du ministère de l’Education affirment que l’allocation des places se fera demain à la lumière des résultats du “resit” au CPE. Toujours est-il que des responsables de collège ainsi que des enseignants craignent un début de “phasing out” de cette filière avec l’introduction annoncée du “nine-year schooling”. Le secteur prévocationnel retiendra l’attention en ce début d’année scolaire, et ce pour plusieurs raisons.
Il est bon de savoir que c’est le ministère de l’Education et la PSSA qui dirigent les élèves vers la filière  “Prevocational”. D’ordinaire, lors de l’exercice d’inscription dans le main stream en Form I, les collèges reçoivent la liste d’admis dans cette filière. Aussi, c’est actuellement le désarroi dans plusieurs de ces établissements, car à une semaine de la rentrée, aucun parent n’y a introduit de demande. « Pena zelev dan prevok. Nou pa kone ki pe arive ek ki gouvernman pe rod fer dan ledikasion. Pena oken kominikasion… Pa kone kouma pou fonksione », dit, avec colère, le directeur d’un collège du Nord. A contrario, celui-ci dit avoir reçu des admis en Form I comptant de très faibles unités au CPE, lui faisant se demander si ces derniers pourront suivre le programme d’études de Form I. L’un de ses élèves aurait même récolté seulement 4 unités, et ce malgré le repêchage du 20 décembre. « Si cet enfant a obtenu 4 “E” dans quatre matières, comment pourra-t-il suivre la dizaine de matières figurant au programme de Form I ? » s’interroge ce chef d’établissement.
Un recteur d’un collège « très respecté » du Sud dit, lui aussi, son « incompréhension » de la situation qui prévaut dans le secteur prévocationnel. « Le ministre Bunwaree a déjà indiqué que le Prevoc n’aura plus sa raison d’être avec la politique de “Nine-Year Schooling”. En faisant entrer à partir de cette année un grand nombre d’enfants à très faible performance en Form I, ne serait-on pas déjà en train d’abolir graduellement le Prevoc ? » se demande-t-il.
Le secteur catholique est également en attente, plusieurs établissements n’ayant eu aucune demande d’admission. « Vu les statistiques, qui ont changé d’une manière drastique, nous pensons que certaines écoles ne feront pas le plein pour le Prevocational. Le ministère nous a dit qu’il allait finaliser l’inscription en Prevoc après les résultats du “resit”. Si après cet exercice, nous n’avons pas assez d’élèves, nous nous retournerons vers la PSSA et le ministère pour connaître la marche à suivre. Mais ce ne sera pas de notre faute si nous avons un personnel surnuméraire. Et nous nous battrons pour assurer la sécurité d’emploi de notre personnel », prévient Gilberte Chung, directrice du BEC.  
Un millier d’élèves ont échoué une deuxième fois aux examens du CPE et ont déjà obtenu une place en première année de Prevoc. Mais ceux ayant échoué pour la première fois, et qui veulent recommencer leur CPE en Prevocational, recevront une lettre incessamment à ce sujet. Ce n’est que vers la mi-janvier que le ministère de l’Éducation et la PSSA pourront donner les chiffres exacts du nombre d’admis en Form I et en première année de Prevoc. En revanche, les statistiques pour l’ensemble du secondaire (privé et d’État) seront communiquées après les résultats du SC et de HSC.