Le ministre de l’Agro-industrie trouve admissible qu’en 2015, 4 270 anciens employés de l’industrie sucrière qui se sont retirés de cette industrie sous le plan de retraite volontaire attendent toujours leurs lopins de terre. Mahen Seeruttun s’adressait à la presse lundi à l’issue de la première réunion du Monitoring Committee du Plan de retraite volontaire (VRS), en présence d’une trentaine d’autorités responsables de la préparation des titres de propriété des bénéficiaires du VRS.
Mahen Seeruttun a d’emblée fait l’historique du premier plan VRS initié par Pravind Jugnauth au temps où il était ministre de l’Agriculture. La décision avait alors été prise pour le paiement d’une compensation financière et l’octroi d’une portion de terrain d’une superficie de sept perches aux bénéficiaires. Environ 8 000 travailleurs étaient concernés. Ont suivi le VRS 2, le Blue Print et le Early Retirement Scheme (ERS). « Les premiers bénéficiaires du VRS 2 ont obtenu leurs titres de propriété en 2007 mais à ce jour, encore environ 4 270 personnes sont en attente », a indiqué le ministre, qui a trouvé cette situation « inadmissible, d’autant plus que certains d’entre les bénéficiaires sont entre-temps décédés ». Le Monitoring Committee, dit-il, fera avancer les dossiers au niveau de chacune des autorités concernées. « J’accorde un délai de six mois pour que ce problème soit résolu et que les bénéficiaires obtiennent leur titre de propriété afin qu’ils puissent démarrer la construction de leurs maisons », a-t-il souligné. « Il faudra attendre pour ce qui est des cas qui relèvent des instances judiciaires ». La prochaine réunion du Monitoring Committee aura lieu le 13 avril.
Par ailleurs, dans une réponse parlementaire déposée à la bibliothèque de l’Assemblée nationale, le ministre rappelle que le VRS a été introduit en 2001 lors de l’implémentation de la réforme de l’industrie sucrière. Il indique qu’un certain nombre de procédures doivent être suivies pour ce qui est de l’allocation des terres aux bénéficiaires, dont le choix d’un site convenable acceptable aux employés et approuvé par les autorités compétentes, les démarches en vue d’obtenir un permis de développement et l’octroi d’une letter of intent du Morcellement Board afin de pouvoir démarrer le développement du site. De plus, il faut obtenir tous les permis nécessaires émanant du Central Electricity Board (CEB), de la Central Water Authority (CWA), de la Road Development Authority (RDA), de la Waste Water Management Authority (WMA), de la Traffic Management Road Safety Unit (TMRSU) et des collectivités locales. Puis, il y a les travaux d’infrastructures à faire, la préparation des titres de propriété, avant que les bénéficiaires ne reçoivent leurs documents.