Depuis le début de l’année à ce jour, il y a eu 81 accidents fatals sur nos routes qui ont fait 86 morts. Parmi lesquels une majorité de motocyclistes (28) avec 5 passagers en croupe, 24 piétons, 8 automobilistes et 14 passagers de voiture, 6 cyclistes et un helper sur un camion. Des chiffres inquiétants, des accidents survenant principalement entre 18h et minuit (31) et entre midi et 18 h (24), qui démontrent qu’en dépit du durcissement de la Road Traffic Act en 2015 et malgré les campagnes de sensibilisation et contrôles routiers, des automobilistes font fi du Code de la route.
Parmi les 86 victimes d’accidents fatals, si les personnes âgées figurent en, majorité parmi les piétons décédés, les groupes d’âge les plus concernés sont les 26 à 50 ans (27 victimes) et les 16 à 25 ans (21 victimes). Il y a, à ce jour, 16 victimes âgées de 51 à 59 ans et 17 âgées de plus de 60 ans. Le nombre de personnes de moins de 15 ans décédées dans des accidents fatals est de 3 jusqu’ici. Aux Casernes centrales, ces chiffres sont analysés et le constat est que les deux-roues continuent à être impliqués dans des accidents mortels, malgré les diverses campagnes de sensibilisation qui sont menées. Le plus souvent, dit-on, les motocyclistes ont perdu la vie en percutant des arbres, des murs ou des rampes.
Sur un plan général, on note également une hausse dans le nombre d’accidents fatals durant la période hivernale. Une tendance qui s’explique par les problèmes de visibilité en cette période de pluie et de brouillard, mais aussi et surtout par l’empressement des usagers de la route à atteindre leur destination. Mais si l’excès de vitesse est mis en cause dans la plupart des cas, la police déplore également le non-respect du Code de la route et ceux qui conduisent en état d’ivresse.
Disqualification
Selon les relevés de la Traffic Branch, depuis l’entrée en vigueur des amendements à la Road Traffic Act de 2015, la cellule de dégrisement a accueilli, depuis le début de l’année, 889 conducteurs sous l’influence de l’alcool. La police a déjà effectué l’application pour la demande de disqualification de 641 conducteurs parmi les 889 contrevenants qui sont passés par la cellule de dégrisement. 298 applications policières ont déjà été traitées et, à ce jour, le permis de 48 conducteurs a été retiré pour une période de deux mois selon la Road Traffic Amendment Act.
Du côté des speed cameras, dont le recalibrage en cours en ce moment, région par région, le nombre de contraventions continue de grimper. Depuis janvier 2017 à la première quinzaine du mois de juillet, 33 002 automobilistes ont été flashés par les caméras, soit deux tiers de la totalité des excès de vitesse contrôlés en 2016, dont le nombre s’élevait à 45 366. Au sommet de la liste, la caméra de la rue Intendance à Port-Louis, avec 56 46 contraventions émises depuis le début de l’année, suivi de celle de Valton 1 (4423), puis de Nalletamby (3165), de Bassin Road/Beaux Songes (2056) et de Sorèze (1436). 1624 chauffeurs ont été disqualifiés par la cour depuis 2015
Il nous revient également qu’avec la nouvelle loi établissant qu’au-delà de plus de cinq infractions au Code de la route commises par un même conducteur dans une période d’un an, la police peut demander un retrait de permis, du 27 juillet 2015 au 17 juillet 2017, 1624 chauffeurs ont été disqualifiés par la cour. Depuis le début de l’année, 96 personnes ont commis plus de cinq infractions au Code de la route. A ce jour, 88 de ces 96 cas ont été logés en cour et attendent leur jugement. Huit personnes néanmoins ont déjà été disqualifiées et ont vu leur permis enlevé.
D’après les relevés de la police, il ressort que depuis le début de l’année à ce jour, hormis les cas précités, 167 chauffeurs ont déjà commis cinq infractions. La police est aux aguets et attend que ces automobilistes commettent la sixième offense durant cette période de 24 mois établie par la loi, pour loger un cas en cour et réclamer le retrait de leur permis si besoin est. Les autres chiffres révèlent qu’à ce jour, 570 personnes avec, à leur actif, quatre infractions au Code de la route durant un an, ont été verbalisées et 1490 autres comptent trois infractions. 
Au rythme où s’établissent les contraventions, il est clair que l’État se remplit les poches et certains automobilistes, eux, sans vergogne, continuent à transgresser le Code de la route.