La diversité de nos mélodies est un atout pour la musique à Maurice. C’est ce qu’ont avancé les membres du jury du Prix Musiques de l’Océan Indien à Scope. Lors de cet échange, le jury, présidé par Gérard Davoust, directeur général de la SACEM, est revenu sur l’objectif du concours et sur l’accompagnement auquel a droit l’artiste. Il a également souligné le manque d’infrastructures artistiques à Maurice. Les artistes mauriciens devraient disposer de plus de salles de concert afin de ne pas se limiter à se produire dans le circuit hôtelier.
“Il y a de très bons artistes à Maurice. Malheureusement, faute d’accompagnement, de moyens et de finances, ils se retrouvent à vendre leurs musiques en se produisant dans les hôtels. Cela les empêche de s’ouvrir aux grandes scènes, et c’est dommage”, souligne Michel Joubert, trésorier de la Société civile pour l’administration des droits des artistes et musiciens.
Soutenu par les autres membres du jury et par Serge Trouillet et Brigitte Dabadie, producteurs délégués du Prix Musiques de l’Océan Indien, notre interlocuteur soutient que cette richesse se perd à cause du manque d’infrastructures artistiques dans l’île. “Le problème est le même pratiquement dans toutes les îles de l’océan Indien. Les artistes ne peuvent pas vivre de leur musique et ne peuvent s’enrichir artistiquement. Car ils ne sont pas suffisamment soutenus par l’État et par la Mauritius Rights Management Society (RMS). D’ailleurs, les artistes devraient mener un combat afin de toucher une somme convenable pour leurs droits d’auteurs”, soulignent les membres du jury.
“La diversité des mélodies mauriciennes est un véritable atout pour votre île”, soutient Gérard Davoust, directeur général de la SACEM. Pour ce professionnel de la musique, afin de consolider la sphère artistique à Maurice, les sociétés concernées devraient mettre plus de salles de concerts à la disposition des artistes.