Ashwina Devi Toolsy, ex-employée de la Barclays Bank Mauritius Ltd, a saisi la Cour suprême pour réclamer des dommages pour préjudice subi de la part de son ex-employeur et de l’hôpital Apollo Bramwell. Dans sa plainte, rédigée par l’avoué Luvi Mootoosamy, l’ex-employée soutient avoir été victime de harcèlement par des membres du personnel de la banque et avoir été « séquestrée » à l’hôpital Apollo Bramwell après y avoir reçu des soins. Elle réclame des dommages De Rs 80 millions conjointement et solidairement au directeur général de la Barclays Bank Mauritius Ltd, Ravin Dajee, à Valérie Rawat, ex-CEO de l’hôpital Apollo Bramwell ainsi qu’à la British American Hospitals Entreprise, entité qui gère l’institution hospitalière.
La plaignante, Team Leader à la Barclays Bank depuis le 5 février 2003, soutient avoir été harcelée et victimisée depuis 2012 par des membres de la direction de la banque. Le 6 septembre 2013, à la suite de ces harcèlements, elle fait servir une mise en demeure au directeur général de la banque, demandant que cesse tout acte de harcèlement à son égard. Le 18 juin 2014, l’ex-employée relate qu’elle a perdu connaissance au travail à la suite de ces harcèlements. À son réveil, elle apprend que des staffs de la banque l’avaient transportée à l’hôpital. Le Health and Safety Officer de la banque, un certain Basheer Gareeboo, l’informe par la suite que les frais d’admission et de traitements seront pris en charge par son employeur. Or, après avoir obtenu sa décharge de l’hôpital le 20 juin 2014, des préposés de l’hôpital l’informent qu’elle pourra quitter l’établissement uniquement quand elle réglera la note. De ce fait, la plaignante soutient avoir été forcée à rester à l’hôpital alors qu’elle avait fait comprendre que son employeur paierait les frais. Elle ajoute que le Health and Safety Officer de la banque n’a pas daigné lui apporter son soutien pour résoudre le problème. C’est après avoir contacté le poste de police de Moka et qu’une enquête eut été effectuée qu’on l’a informée qu’elle pouvait quitter l’hôpital.
Le 7 juillet 2014, après cette mésaventure, la plaignante décide d’en faire part au directeur général de la banque, qui l’informe qu’une enquête sera ouverte à ce sujet. Toutefois, la plaignante soutient que l’enquête de son employeur n’était pas impartiale et qu’il aurait même agi de concert avec l’ex-CEO d’Apollo Bramwell, Valérie Rawat, pour lui faire porter le chapeau, laissant entendre qu’elle a agi de sorte à ternir la réputation de ces deux institutions. L’ex-employée ajoute que dans une lettre de l’ex-CEO de l’institution hospitalière, adressée à son employeur le 13 août 2015, Valérie Rawat a fait de fausses allégations contre elle.
Un malheur n’arrivant jamais seul, l’ex-employée apprend, par le biais d’une lettre datée du 10 septembre 2014, qu’un comité disciplinaire se penchera sur son cas. Elle apprendra le 20 mars 2015, par une lettre datée du 13 mars 2015, qu’elle est suspendue de ses fonctions car elle a été reconnue coupable d’avoir terni la réputation de la banque en alléguant avoir été « séquestrée » à l’hôpital. La plaignante soutient que les agissements de l’ex-CEO d’Apollo Bramwell et de son employeur ont terni sa réputation et « have caused and are still causing tremendous prejudice and moral trauma to Plaintiff and Plaintiff’s family ». L’affaire sera appelée pro-forma devant la Cour suprême le 24 septembre 2015. L’ex-employée a retenu les services de Me Sanjeev Teeluckdharry.