Le radar des Services météorologiques de Maurice date de 1977 et a été financé par le PNUD. C’est ce qu’a indiqué le Premier ministre Navin Ramgoolam hier lors du PMQT en réponse à une question de Pravind Jugnauth. Selon le chef du gouvernement, un nouveau système de radar, soit un S-Band Doppler, au coût d’environ Rs 500 millions, sera opérationnel à Maurice d’ici 2015. Et ce, grâce à une aide du Japon.
Pravind Jugnauth avait demandé à Navin Ramgoolam pourquoi l’acquisition d’un nouveau radar figurait dans le programme gouvernemental de 2010-2015 et non pas dans celui de 2012-2015. Le Premier ministre devait répondre que c’est « pour la simple raison que le projet avait été finalisé et avait reçu une considération positive pour son financement de la part des autorités japonaises ».
Dans sa réponse, le chef du gouvernement a indiqué que l’actuel radar datant de 1977 a été opérationnel jusqu’à 2000. « La qualité des images était pauvre et ne pouvait être utilisée pour des analyses météorologiques fiables. Le système était complètement hors fonction à partir de 2002. »
Navin Ramgoolam devait renvoyer la balle au gouvernement de 2003. Selon lui, le directeur des Services météo de l’époque avait informé le bureau du Premier ministre qu’un soft loan pouvait être contracté auprès du gouvernement japonais pour un nouveau radar.
Cependant, lorsque le bureau du Premier ministre sollicita l’avis du ministre des Finances d’alors, en l’occurrence Paul Bérenger, celui-ci déclara que l’acquisition devrait se faire « through a proper tendering exercise to ensure that value for money is obtained ». De fait, selon Navin Ramgoolam, le projet avec les autorités japonaises n’a pas connu de suite.
À compter de 2005, devait poursuivre le PM, des efforts ont été consentis pour le remplacement du radar existant. Les autorités chinoises ont été approchées en 2006, mais il n’y a eu de leur part aucune réponse positive. En 2007, le directeur des Services météo de Maurice a été envoyé à La Réunion en vue de discuter de la possibilité de la France d’installer un radar à Trou-aux-Cerfs.
« Ce radar aurait pu couvrir à la fois Maurice et la partie de La Réunion qui n’était pas couverte par un système de radar », soutient Navin Ramgoolam. Mais, la France a décidé d’installer un deuxième radar dans le sud-est de La Réunion.
En 2009, ajoute le Premier ministre, les Services météorologiques de Maurice ont fait appel au soutien du PNUD en vue de mener une étude de faisabilité pour un nouveau radar mais la demande n’a pas abouti. La même année, une requête a été faite auprès de la Japan International Cooperation Agency pour financer une étude de faisabilité et pour l’obtention d’un radar. Une réponse positive a été obtenue en ce sens.
Parallèlement, selon Navin Ramgoolam, lors de sa visite à La Réunion en janvier 2011, une requête a été faite auprès des autorités françaises pour des conseils sur les spécifications du nouveau radar et pour visiter Trou-aux-Cerfs et prodiguer des conseils quant à l’endroit d’installation du nouveau radar. Les autorités françaises ont répondu positivement et un expert a visité l’île en août 2011 dans cette perspective. Un rapport a été soumis en septembre de la même année où a été recommandé un S-Band Doppler Radar.
Le Premier ministre s’est dit reconnaissant envers le gouvernement japonais pour avoir accordé cette aide sous le Japanese International Cooperation Agency Programme.