Situé non loin de l’équateur, l’archipel des Seychelles est constitué de 115 îles, divisées en deux catégories : les îles extérieures, au nombre de 72, et les îles intérieures, 43. Parmi, certaines se distinguent par leurs spécificités, à l’image de La Digue, où tous les habitants se déplacent à vélo.
Il existe très peu de véhicules à moteur en circulation à La Digue. Ils sont réservés aux autorités civiles et au transport de marchandises et autres matériaux de construction. Depuis peu, le gouvernement seychellois a autorisé à cinq taxis d’opérer dans les artères de cette île, longue de 5 km et large de 3 km. On a noté aussi qu’un hôtel a récemment fait l’acquisition d’un véhicule électrique pour sa clientèle. Les autorités seychelloises prônent une politique écologique sur l’archipel depuis des années, et l’île de La Digue n’échappe pas à cet engagement. Avec ses surfaces verdoyantes, ses réserves, ses tortues géantes, ses oiseaux, sa faune, cette île est remarquable aussi par ses immenses blocs de granite rose qui ne font que renforcer son enchantement. L’accès y est possible par hélicoptère (10 minutes) et par mer (une heure environ) de l’île principale Mahé, et par mer toujours de l’île Praslin, qui se trouve à 15 minutes de navigation.
Aussitôt que l’on débarque sur la jetée, au nord-ouest de l’île, on ne peut manquer de découvrir les bicyclettes alignées à quelques mètres et qui sont offertes à la location aux visiteurs. C’est un moyen très pratique pour découvrir La Digue en profondeur. Selon les autorités, on dénombre plus de 6 000 de bicyclettes à travers l’île pour une population de 2 500 âmes. Rien d’étonnant car chaque hôtel, chaque guest house, chaque chambre d’hôte possède des vélos, loués à la journée pour la somme de 100 roupies seychelloise. Une variété de modèles pour hommes, femmes et enfants est disponible dans différentes marques comme Raleigh, Fuji, Top & Top, Shimano, Nakhus, Vincini, Mara, Rocky V… Le prix d’une bicyclette neuve dans l’île est de 4 250 à 5 000 roupies seychelloises. Il faut noter que lors de la fête de l’Assomption, le mercredi 15 août dernier, aucune bicyclette pour adulte n’était disponible sur l’île, toutes ayant trouvé preneur en ce jour férié.
Outre les visiteurs, le vélo est aussi le moyen de transport des Diguois, qui l’utilisent en toutes circonstances : pour aller travailler, pour les sorties, pour transporter des marchandises, des passagers, pour faire ses courses, bref le Seychellois vit au rythme de sa bicyclette. Le Diguois peut rouler sans crainte en tenant d’une seule main ou lâchant le guidon de sa bicyclette. Les rues, non bitumées, sont soit en béton armé soit revêtues de pavés. Les pneus des bicyclettes adhèrent aussi aux sentiers sableux. Les accidents sont inexistants, ce qui est d’autant plus étonnant que les cyclistes, petits et grands, circulent jusqu’à fort tard dans la soirée et cela sans aucun éclairage, les vélos n’étant pas munis de lanternes et les rues n’étant pas éclairées la nuit. Un vieil adage populaire des Seychelles dit que le petit diguois peut tenir en équilibre sur un vélo avant de pouvoir trouver son équilibre sur ses jambes.