L’élève en classe de CPE à la SVR G. S, ayant reçu plusieurs SMS à caractère indécent durant les mois de juin et de juillet de son professeur, a consigné hier après-midi une déposition au poste de police de Sodnac en présence de son père. La police était à cette école ce matin pour arrêter l’instituteur incriminé mais celui-ci ne s’y trouvait pas. Selon nos renseignements, en ce troisième trimestre crucial pour la préparation des examens, les parents d’élèves de cette classe de CPE semblent divisés sur la question d’un éventuel renvoi de l’enseignant. Le ministère de l’Éducation a alors demandé hier, jour de la rentrée, à une Deputy Head Teacher de passer la journée dans la classe concernée. Par ailleurs, un syndicat avait averti le ministère en 2010 des antécédents de cet instituteur s’agissant de son comportement avec des élèves dans deux écoles.
Cette affaire de SMS envoyés par cet instituteur du CPE a éclaté pendant les dernières vacances lorsque les parents de l’enfant ont découvert le nombre et le contenu des messages. Selon nos renseignements, il en aurait envoyé plusieurs durant le mois de juin et de juillet et qui seraient de nature provocante. Choqués par cette découverte, ils n’ont pas tardé à alerter la responsable de l’école qui en a immédiatement informé le ministère de l’Éducation. Des personnes qui en ont en pris connaissance affirment que le contenu « est assez grave » et n’hésitent pas à dire qu’il y aurait « enough evidence » pour sanctionner le professeur.
Le bureau de l’Ombudsperson for Children, très sensible sur la question de toute forme d’abus sur les enfants, y a prêté une oreille attentive et a immédiatement initié une enquête. C’est ainsi que l’organisme a convoqué les parents de l’enfant et a aussi écouté d’autres personnes. Sur la base des éléments recueillis, l’Ombudsperson for Children a demandé au ministère de l’Éducation un rapport complet sur cet incident. Selon nos renseignements, l’Ombudsperson for Children, a aussi fait des « fermes recommandations » au ministère vendredi dernier pour que cet instituteur n’ait pas accès à la jeune victime et que cette dernière bénéficie aussi du soutien d’un psychologue.
Mais c’est depuis hier, avec la rentrée du troisième trimestre que cette affaire a commencé a agité les parents de la SVR G. S, une école “five-star” située dans une région huppée à Quatre-Bornes et qui est très demandée. L’on apprend que l’état-major de la Zone Directorate était à l’école hier matin pour écouter les parents de la classe de CPE concernée et trouver « ensemble une solution » qui mettra tout le monde d’accord. En effet, des parents étaient divisés sur la question de remplacer l’instituteur incriminé à deux mois des examens de fin d’année. À hier matin, en l’absence d’une déposition à la police par les parents de l’enfant, le ministère de l’Éducation essayait de trouver une autre solution. Selon le ministère, à la suite des discussions, la décision a été prise hier matin de placer une Lady Deputy Head Teacher en classe. « Cette décision a été prise afin de ne pas bousculer le bon déroulement de la classe en ce troisième trimestre. Cela visait aussi à rassurer les parents et à protéger les enfants », a expliqué ce matin le ministre Bunwaree au Mauricien. La déposition à la police consignée hier après-midi par l’enfant en présence de son père a provoqué un développement dans cette affaire et par là même facilité la tâche du ministère de l’Éducation qui va donc à présent trouver un remplaçant.
Par ailleurs, selon des instituteurs, le ministère était déjà au courant du « comportement regrettable de ce professeur » dans deux établissements scolaires situés à Curepipe et à Phoenix avant son affectation à la SVR. « Nous trouvons dommage que le ministère ait tardé à prendre des sanctions contre cet instituteur. Nous sommes d’avis que le ministère aurait dû immédiatement l’interdire d’exercer ses fonctions aussitôt alerté par la direction de l’école au sujet de ces SMS et non pas proposer un arrangement hier en affectant un DHT. Est-ce que c’était pour surveiller le professeur ? Pour des fautes moins graves des enseignants ont été suspendus immédiatement », se demande un instituteur très au courant des antécédents de son collègue. Mais le ministère, de son côté, affirme « n’avoir jamais été informé par qui que ce soit » d’un quelconque précédent de ce professeur.