Face au port, le nouveau bâtiment de l’Atelier Mo’Zar, destiné à garantir la formation artistique des jeunes issus de Roche Bois et d’ailleurs, semble piétiner. Malgré ses prouesses, le projet manque de soutien et bute contre de mauvaises volontés. Ceux qui ont repris le flambeau après le décès de José Thérèse lancent un appel.
“Tournez à droite, tout près du stade Kaya”, indique Valérie Lemaire, la manager de l’Atelier Mo’Zar à Scope. Une minute après, nous sommes sur un terrain en friche, couvert de broussailles. On ne peut pas ne pas remarquer les déchets laissés sur place après le passage de toxicomanes et de gens qui se moquent bien du patrimoine laissé par José Thérèse, l’ex-directeur de l’Atelier Mo’Zar. C’est là que nous attend la manager de la nouvelle école de musique à Roche Bois.
Mo’Zar a formé de grands musiciens et ce projet est cité comme un bel exemple. Mais une fois sur place, c’est la consternation. Plusieurs salles de classe sont en ruines et une partie de l’édifice a été pillée. Tout près des toilettes, un pansement et un petit objet bleu, laissés par des usagers de drogues. “Au départ, on avait affaire à de petits vols. Les gens volaient des ampoules électriques, des robinets, des lampes et des tuyaux. Nous n’avions pas suffisamment d’argent pour effectuer les réparations. L’essentiel était que les élèves viennent et que les gens sachent que Mo’Zar n’était pas mort. Nous nous focalisions sur les élèves”, confie la manager.