Vikram Singh, un ressortissant indien âgé de 32 ans, a essuyé un revers en Cour suprême dans sa demande pour que l’objection de l’État civil à ce qu’il se marie à une Mauricienne soit enlevée. Il avait réclamé dans la foulée qu’un ordre soit émis pour que le Passport & Immigration office étende son visa jusqu’à ce qu’il y ait un dénouement dans cette affaire. Toutefois, la juge Aruna Devi Narain devait conclure, par le biais des documents présentés en cour, que le ressortissant indien « essayait par tous les moyens de se marier à une Mauricienne pour obtenir le statut de résident à Maurice ».
Vikram Singh avait expliqué dans son affidavit signé en Cour suprême qu’il est de nationalité indienne et qu’il est venu travailler à Maurice en octobre 2011 pour une période de trois ans. Il avait fait la rencontre de la Mauricienne en 2012, dans un snack où elle travaillait. À cette époque, il était marié à une Indienne. Après l’expiration de son permis de travail à Maurice, il a regagné l’Inde. En 2015, sa femme décède alors qu’il se trouve à Maurice. Vikram Singh a soutenu qu’après la mort de sa femme, il avait décidé de retourner à Maurice le 12 juin 2016 pour revoir la Mauricienne avec qui il avait gardé contact. Vikram Singh a soutenu dans son affidavit qu’ils sont « tombés amoureux ».
En juillet 2016, il devait apprendre de sa compagne qu’il allait être papa. Ils avaient alors décidé de se marier civilement à Maurice. Alors que le mariage civil était prévu pour le 17 août 2016, l’État civil informe Vikram Singh que la Home Affairs Division du Prime Minister’s Office a objecté à ce mariage. Il lui est reproché « en tant que non-citoyen, d’essayer par tous les moyens d’épouser une Mauricienne afin d’acquérir automatiquement le statut de résident ». Selon Vikram Singh, l’objection de l’État civil à son mariage est « illégale, déraisonnable et injuste » et leur porte préjudice d’autant plus que sa compagne est enceinte. Dans l’énoncé de son jugement, la juge Aruna Devi Narain a trouvé que dans la demande du ressortissant indien pour un mariage civil, ce dernier avait omis de mentionner qu’il était veuf et avait plutôt inscrit qu’il était célibataire. Vikram Singh a deux enfants de son premier mariage, qui vivent en Inde avec sa mère. De plus, Vikram Singh avait soutenu dans son affidavit qu’il avait un emploi à Maurice et avait les moyens pour vivre. Toutefois, lors du procès, sa compagne avait indiqué qu’il était sans emploi et qu’après le mariage, il allait cultiver des plants sur un terrain qui lui appartient.
Après avoir pris note des documents présentés en cour, la juge a conclu que la décision de l’État civil de maintenir l’objection du PMO à ce mariage est justifiée. Vikram Singh, dit-elle, avait l’intention de se marier pour pouvoir acquérir le statut de résident. Elle a ainsi rejeté sa demande. Elle devait aussi noter que le ressortissant indien se trouve toujours à Maurice alors que son visa a expiré le 4 septembre 2016.