« Mauvais, mauvais. » Ce sont les mots utilisés par des ouvriers bangladais qui se sont rendus au ministère du Travail ce matin, pour dénoncer leur superviseur. Ils racontent qu’un des leurs est emprisonné depuis vendredi dernier suite à un accrochage avec ce dernier. En signe de protestation, les 42 autres ouvriers bangladais de l’usine, située à Saint-Pierre, ne se sont pas rendus au travail. Ce matin, ils ont essayé d’avoir une rencontre avec le ministre Shakeel Mohamed pour lui faire part du problème.
Selon nos recoupements d’information, jeudi dernier, le superviseur dont on dit qu’il est « très autoritaire et brutal » a eu un accrochage avec le dénommé Mukbul. Celui-ci est pourtant reconnu pour être le meilleur employé de l’usine. Les Bangladais ont très mal vécu cette situation, d’autant que la veille, un autre ouvrier aurait aussi été bousculé par le même superviseur pour une question de travail supplémentaire.
La situation a dégénéré le lendemain, vendredi, lorsque le superviseur en question a empêché le dénommé Mukbul de travailler. Le ton est vite monté entre les deux avant qu’ils n’en viennent aux mains. Les autres ouvriers bangladais sont intervenus et la police, mandée sur les lieux, a arrêté le dénommé Mukbul.
La General Workers Federation, qui suit cette affaire de près, réclame l’intervention du commissaire de police. « Nous demandons de libérer Mukbul. La police n’a pas pris sa version en considération », dit Veena Dhola, porte-parole de la GWF. Les ouvriers qui ont rencontré un officier du ministère du Travail en début d’après-midi, décideront de la marche à suivre.