« Une injustice réparée. » C’est en ces termes que le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a qualifié la concrétisation d’une pension d’État aux athlètes ayant brillé sur la scène mondiale et continentale dans le passé. L’occasion également d’annoncer quelques mesures pour permettre au sport mauricien d’aller vers de nouveaux sommets.
Annoncée dans le précédent budget comme une « mesure historique », la State Recognition Allowance est désormais une réalité. Hier, à la Cyber Tour 1 à Ébène, dans une ambiance de festival de Cannes, avec tapis rouge, backdrop et crépitement des flashes d’appareils photo, les athlètes, tous médaillés en Afrique, Pravind Jugnauth a salué « le courage, la détermination et la persévérance des ambassadeurs de l’île Maurice, qui ont fait flotter haut le quadricolore. C’est une injustice inacceptable qui a été réparée. »
Les anciennes gloires du sport mauricien, à l’instar de Bruno Julie, l’unique médaillé olympique que le pays ait compté jusqu’ici, se sont vu remettre un chèque représentant trois mois d’allocation avec effet rétroactif. Une initiative que le médaillé de bronze des JO de Pékin salue avec un enthousiasme non contenu. « C’est un grand pas que le gouvernement vient de faire en direction des sportifs. La reconnaissance de l’État est importante pour nous », a-t-il rappelé.
Des propos qu’ont repris d’autres anciens champions, à l’instar du tireur Mario Bienvenu, médaillé d’or aux championnats du monde en 2002, ou de la volleyeuse Nathalie Ramen, médaillée d’argent aux championnats d’Afrique en 1989. « À l’époque, on faisait du sport par amour. Aujourd’hui, je suis contente de constater que tout est fait pour remotiver les athlètes. »
Stephan Toussaint, ministre de la Jeunesse et des Sports, a souligné que Maurice est l’un des rares pays au monde qui accordent des allocations à ses sportifs. « C’est une juste récompense pour les athlètes qui ont tant donné pour leur pays. C’est une mesure historique pour le sport mauricien », a-t-il conclu.