Cédric Ségéon et Johnny Geroudis ont été les deux sanctionnés de la 7e journée. Les deux ont été trouvés coupables de n’avoir pas monté à la satisfaction des Racing Stewards. 1 semaine et Rs 30 000 pour le premier nommé; 1 semaine et Rs 50 000 pour le Sud-Africain.
Les Racing Stewards avaient dès samedi ouvert une enquête sur la course de Royal Times et avaient demandé d’être mis au courant des instructions.
Mardi matin, Cédric Ségéon fit part que tout alla bien dans les premiers 400m de la course où il fit en sorte que Cheerful News eut à travailler pour se rabattre devant lui. Il ajouta que par la suite, vu que Cheerful News avait tendance à verser à l’intérieur, son cheval entra en contact avec celui de Rousset en quelques occasions. Il souligna qu’il dut même reprendre sa monture au bas de la descente.
Les Racing Stewards lui firent remarquer qu’ils étaient surtout concernés par une section de la course, celle du 750 au 600m. Il fut démontré à travers le film que Johnny Geroudis avait redirigé sa monture vers l’extérieur et qu’il était alors possible à Royal Times de progresser à son intérieur.
Cédric Ségéon avança que Royal Times ne voulut pas s’engager dans l’espace, il se montra hésistant, et qu’il n’avait à aucun moment retenu sa monture. Il devait aussi ajouter qu’il l’avait accompagné, même s’il ne l’avait pas sollicité à fond ou utilisé sa cravache.
Le Français trouva aussi que s’il avait usé de sa monture dans cette partie de la course celle-ci n’aurait pu bien terminer.
Patrick Merven dit, pour sa part, que si son jockey n’avait pas sollicité son cheval, il ne l’avait pas fait “on purpose”. Il trouva même que c’est Royal Times qui n’avait pas “pick up” à l’intérieur de Cheerful News.
Il fut trouvé que Cédric Ségéon n’avait pas demandé l’effort nécessaire à Royal Times pour continuer sa route aux côtés de Cheerful News et le Français fut sanctionné en conséquence.
Johnny Geroudis se présenta en compagnie de son entraîneur Gilbert Rousset et aussi de l’assistant entraîneur Soodesh Seesurrun. L’interrogatoire des Racing Stewards concernait l’emballage final, plus particulièrement la dernière courbe où Ghost Dog avait été dirigé vers l’intérieur pour ensuite être coupé dans son action.
Gilbert Rousset déclara d’emblée qu’il avait ordonné à Johnny Geroudis de ne pas opter pour une course en épaisseur comme cela avait été le cas lors de la dernière victoire de Ghost Dog. Il avait aussi demandé au Sud-Africain d’opter pour l’intérieur et d’avoir le first run sur Diamond Light qui était considéré comme étant le cheval à battre. Le fait de ne pas trouver de passage était tout simplement une question de malchance.
Le débat entre les deux parties fut très long. Chacune restant sur ses positions. Ian Paterson demanda pourquoi Ghost Dog n’avait pas suivi Diamond Light plutôt que Schecado. Johnny Geroudis répondit que le cheval de l’écurie Foo Kune “would lead me to the straight” et qu’il lui avait été demandé de ne pas aller vers l’extérieur. Il trouva qu’il y avait assez de place pour deux chevaux à l’intérieur d’In Position à la fin des false rails.
Le Chairman du board ne l’accepta pas et fit ressortir qu’il y avait un risque que le passage se referma et qu’il aurait été plus judicieux de suivre Diamond Light et se retrouver avec deux options. Dont celle de passer à l’extérieur de Monsieurnando qui lui aurait demandé de “shift out” deux chevaux au lieu de “shift in” deux chevaux.
Stéphane de Chalain rejoignit Ian Paterson dans sa façon de voir le déroulement de l’emballage final.
Il fut trouvé que Johnny Geroudis aurait dû placer Ghost Dog dans le dos de Diamond Light et non pas de suivre Schecado. De ce fait, il aurait eu l’option de passer à l’extérieur comme cela avait été le cas lors de ses trois dernières victoires.
Si le Sud-Africain plaida non-coupable, Ian Paterson lui fit remarquer que Ghost Dog avait remporté ses deux premières courses de 2013 et aussi la dernière de 2012. Le cheval était le favori de la course alors qu’il est le jockey champion de 2012 d’où une amende plus conséquente à son encontre par rapport à Cédric Ségéon.
Preetam Daby positif
Vendredi dernier, une enquête avait été ouverte sur la positivité du jockey Preetam Daby après analyse d’un échantillon d’urine prise le 20 avril dernier. Le Chief Analyst Bertrand Baudot notifia le board de la présence de valium dans les urines du jockey.
D’emblée, Preetam Daby déclara qu’il n’était pas au courant du nom des médicaments qui figurent sur la liste de produits prohibés, conformément au règlement 53 A (4) des Rules Of Racing.
Le jockey ajouta que suite à sa chute sur Amaphupho le 13 avril dernier, il avait reçu une prescription de l’hôpital Apollo Bramwell pour des comprimés de valium  pour 4 jours à raison d’un comprimé par jour et ainsi que du voltarene.
Toutefois, il ne prit du valium que le dimanche et le lundi du fait qu’il était trop “sleepy”.
Preetam Daby souligna aussi que le samedi 20 avril dernier, des préposés à la sécurité firent part que des volontaires étaient démandés pour un test d’urine et qu’aucune action ne serait prise. Ce fut ainsi qu’il se porta volontaire tout en faisant part des deux médicaments qu’il avait pris lors des derniers jours. Il ne devait cependant pas faire état de la prise de valium vu qu’il avait déjà cessé d’en prendre depuis le lundi 22 dernier.
Le Chief Analyst Bertrand Baudot dira qu’il fut surpris de constater une si grande quantité de valium dans le système de Preetam Daby mais il évoqua que contrairement à tout être humain, celui-ci est un “light weight” et que les jockeys ne s’alimentent pas de la même façon que tout le monde.
Preetam Daby plaida coupable et comme il avait déjà été privé des montes de Fearless Thomas, Cactus Wolf et de Acuppa, il fut considéré qu’il avait été suspendu pour une journée de courses.