Qui des Mahebourg Flippers ou du Real de Port-Louis sera sacré champion de Maurice de basket-ball à l’issue des deux journées des finales des play-offs ce week-end ? Le sport étant la proie des plus glorieuses incertitudes, les deux équipes sont capables du meilleur comme du pire. Au jeu des pronostics, personne, tant du côté de Mahebourg que de Port-Louis, ne veut s’avancer.
Aujourd’hui et demain au gymnase de Phoenix, les rencontres débuteront à partir de 15h avec le match de classement de la D1, mettant aux prises les Souillac Eagles à Vuillemin. À 17h, place à la finale aller entre les F17 Fighters et l’USBBRH.
Puis, à 19h, la première partie de l’explication entre les Mahebourg Flippers et le Real de Port-Louis, qui continuera le lendemain à partir de 18h. La joute du week-end que tout le monde attend. « Nous nous sommes préparés pour ça. Ce n’est pas maintenant que nous allons flancher », avertit Pascal Prayag, l’entraîneur-joueur des Flippers.
De l’autre côté, Neva Vadiveloo, lui, reste optimiste. « Nous allons jouer notre basket. Donc, essayer de prendre une avance, puis gérer au fil de la rencontre. » Opposition de styles, tant sur le terrain que dans le verbe, pour deux entraîneurs qui ne rêvent pourtant que de la même chose : la consécration.
« Nous venons pour gagner. J’ai été 12 fois vice-champion de Maurice. Je pense qu’il est temps de faire amende honorable », lance Pascal Prayag. Pour atteindre cet objectif, véritable Everest à franchir pour les Mahébourgeois, aucun détail n’a été épargné. « J’ai fait comprendre l’enjeu et nous n’allons pas baisser les bras facilement », avance Pascal Prayag.
Le Real, non plus, n’a pas l’intention de laisser sa couronne à son adversaire du week-end. Après avoir montré ce qu’ils savaient faire de meilleur et de pire pendant la saison, les protégés de Neva Vadiveloo ont su se ressaisir au moment d’aborder la phase cruciale du championnat. « Je pense que l’équipe est prête. Nous saurons répondre présent sur le terrain », note Neva Vadiveloo.
Comme un signe que les feux sont au vert pour les deux formations, ni les Mahébourgeois ni les Port-Louisiens n’ont de blessés à déplorer. « L’équipe sera au complet. Nous serons donc plus optimistes », poursuit l’entraîneur mahébourgeois. Même son de cloche du côté du Real, qui viendra avec un banc complet.
Mais si l’optimisme est de mise, par contre, les deux entraîneurs ont chacun dans la tête un scénario qu’ils ne veulent pas voir se réaliser. Pour Pascal Prayag, il s’agit du stress engendré par une finale. C’est d’ailleurs l’une des faiblesses de l’équipe. « Nous avons beaucoup de joueurs qui disputent pour la première fois une finale. Il s’agira de les mettre en condition afin qu’ils ne paniquent pas. » Pour Neva Vadiveloo, il ne faudra pas alimenter l’infirmerie. « Je souhaite que les joueurs se préservent pour dimanche. C’est le plus important. »
Sur l’ensemble de la saison, le Real n’a connu qu’une seule fois la défaite, alors que les Flippers ont courbé l’échine en quatre occasions. Les Flippers peuvent rêver, d’autant que l’équipe a connu un regain de confiance dans le jeu collectif. « Chacun accepte son rôle, chacun sait ce qu’il a à faire. C’est peut-être là notre plus grande force », déclare Pascal Prayag. Il a raison d’espérer. Mais face au Real, il faudra plus qu’espérer…