Salim Muthy, président du Mouvement Victim Sale by Levy (MVSL), qui observe que le surendettement ne cesse de gagner du terrain, réclame que le Bureau de la Protection des Emprunteurs opère à plein régime. Le travailleur social soutient que cette mesure est plus que nécessaire afin de prévenir que d’autres familles ne soient victimes de la vente à la barre.
Salim Muthy a évoqué le dossier du surendettement à Maurice vendredi à un point de presse au centre social Marie Reine de la Paix, Port-Louis. Celui qui dénonce la rapidité avec laquelle ce fléau gagne du terrain, est également revenu sur le travail mené par Nanda Kistnen, commissaire pour la protection des emprunteurs. Son bureau, situé à St James Court, Port-Louis est ouvert deux heures par jour, entre 13 h et 15 h. Un horaire « insuffisant » estime le travailleur social, qui déplore la lenteur administrative. « Selon mes informations, les personnes qui souhaitent bénéficier d’une aide de cette instance doivent prendre leur mal en patience. Certaines attendent depuis mars un rendez-vous pour partager leur soucis », explique M. Muthy. « D’ailleurs, je ne comprends pas comment est-ce qu’on peut dire que le pays est surendetté alors que les banques continuent à faire profit ? », s’interroge-t-il.
« Il est clair que de nombreuses familles sont endettées de nos jours et c’est pour cela qu’il est nécessaire que les autorités compétentes unissent leurs forces afin de soulager les familles qui ont des soucis financiers. » Afin de soulager la tâche de Nanda Kistnen, il est souhaitable que ce dernier bénéficie du soutien d’un expert comptable et d’un banquier.
Le travailleur social a également demandé que le Sale by Levy Solidarity Fund soit réactivé. Selon Salim Muthy, une somme de quelque Rs 100 millions votée en 2007 serait disponible. « Cette somme d’argent pourrait soulager de nombreux Mauriciens », a-t-il laissé entendre.