Sylvio Michel, le leader des Verts Fraternels, a réuni ses membres dimanche sur la plage du Morne pour répondre à une « urgence ». En sus d’un Management Plan du Morne, qui n’a jamais été ratifié depuis 2010, dit-il, « il y a des pressions exercées sur Le Morne Heritage Trust Fund par des promoteurs qui veulent construire dix chalets destinés à une clientèle étrangère à l’endroit du restaurant Domino, près de la montagne ».

Sylvio Michel (Photo d’archives)

Pour Sylvio Michel, il y a aussi des demandes de terrains sur le site du Morne par des individus prétendant détenir des contrats de propriété en bonne et due forme. « Tout cela, pour aboutir lentement mais sûrement au retrait par l’Unesco du statut de la montagne du Morne sur la liste du Patrimoine de l’humanité », dit-il. Il ajoute : « Nou tou kone ki kantite arpan later finn vande ant 2008 e 2011 e ki finn raport miliar roupi. Enn de se kat matin, montagn le Morne pou nepli fer parti patrimwann. Danze-la li derier laport. Eski kapav res trankil manz pistas get sinema bann gran misie, gran madam ? » s’est-il demandé.

Il a rappelé que le gouvernement MSM-MMM était « en faveur » d’un projet touristique au Morne mais qu’il y avait « une division être les deux partis » car chacun avait une préférence pour un groupe particulier « parce qu’il avait bénéficié d’un soutien financier pour mener leur campagne électorale en 1999 ».

Sylvio Michel poursuit que si nous faisons un retour en arrière dans l’histoire de notre pays, nous verrons qu’en 1639 les premiers esclaves venaient de Madagascar et étaient importés par la Compagnie hollandaise des Indes orientales pour travailler dans la plantation. En 1769, les colons français avaient emmené un plus grand nombre d’esclaves. « Les esclaves avaient beaucoup souffert avec les Français. Travay kouma bef, kout fwet lor ledo san gagne enn sou. Lerla mem ki finn servi sa montagn-la kouma enn refiz pou sov atrosite sistem lesklavaz », explique-t-il.

Sylvio Legallant, co-président des Verts Fraternels, a demandé au gouvernement de mettre en pratique les recommandations du rapport Commission Justice et Vérité sur l’esclavage. « Reparasion, li pa zis dan Moris, li sirtou ek Lafrans, Grand-Bretagn ek Oland. Nous soutiendrons une alliance qui acceptera d’inclure cette demande dans leur manifeste électoral », a-t-il insisté.