« Kapav, Diboute, Pe Roule », des expressions kreol qui marquent l’espace au Talents Centre à Pierrefonds. Cette branche de Médine dédiée à la formation exprime ainsi sa « local touch » dans des cursus d’autonomisation destinés aux travailleurs. Grâce à une 3-step approach – Personal empowerment, Literacy & Numeracy, Softer Skills – Talents espère promouvoir l’épanouissement des travailleurs.
« Il est temps pour Talents d’ouvrir ses portes aux demandes extérieures », lance Benoit Adolphe, Training Manager. Il s’agit pour Talents de faire profiter de son expérience glanée depuis quelques années aux firmes désirant investir dans l’autonomisation des ressources humaines. Mais plus particulièrement, le Workers Empowerment Programme est destiné aux moins lotis. Rétrospective du projet avec M. Adolphe.
« Faire des travailleurs de meilleurs employés, de meilleurs citoyens, de meilleurs parents. » Voilà qui résume la vocation de Talents Centre, situé à Pierrefonds. Cela fait maintenant plus de deux ans que la branche training & empowerment du groupe Médine affine son approche pédagogique et sa méthodologie de développement continu. Et ce, sans ignorer le souci d’une conception spatiale optimale. À Pierrefonds, Talents surplombe plus de quinze hectares. Logé dans une ancienne maison de propriété laissée à l’abandon pendant plus de huit années, le centre de formation de Médine combine aménagement design au rustique d’une bâtisse partiellement en pierre. On saupoudre le tout d’une « local touch » : les salles de formation arborent les inscriptions Kapav, Diboute, Pe Roule, notamment. « On a recherché l’authenticité », confirme M. Adolphe.
À ce jour, plus de 400 employés y ont été formés. Comme l’explique Nadine William, Human Development Trainer, il s’agissait de pallier certaines carences. Et d’évoquer un « gap » entre les aptitudes techniques et les soft skills (pouvant aller de l’attitude à la faculté à communiquer) chez les travailleurs. Un empowerment programme pourrait contribuer à résoudre, de manière « élégante » et « sans stigmatisation », des problèmes liés au manque de sérieux qui alourdissent le labour turnover de l’entreprise. Ce qu’on promeut, à travers de telles structures : une situation gagnant-gagnant. L’objectif : un accroissement des facteurs de motivation chez l’employé et une diminution des coûts liés à la gestion des attitudes négatives dans l’entreprise.
Ainsi, Mme William parle d’une 3-step approach : 1) Personal Empowerment, 2) Literacy & Numeracy et 3) Softer skills.
Le Personal Empowerment comprend deux volets : a) les Dynamic Lifeskills (cours de 24 heures, 8 sessions de 3 heures) afin de renforcer la conscience identitaire et le sens de l’objectif ; et b) Ready for Work (12 h – 4 sessions de 3 heures) afin d’acquérir les techniques de réponses aux interviews, notamment.
Le Literacy & Numeracy est composé de trois items : a) Discovering Words and Numbers – Anou Aprann (48 h – 16x3h), b) Enjoy Family Environment – Mo Fami (12h – 4x3h) et c) Basic IT– Aprann Kompwuter (12 – 4x3h). Et pour ce qui est des softer skills, il s’agit de la gestion des conflits, d’étiquette, de pro-activité, notamment.
Est-ce suffisant pour corriger les lacunes d’une mauvaise acquisition des bases ? Pour corriger les restes d’une éducation sommaire ? « Non, il s’agit pour nous de proposer une structure afin de produire un déclic », répond Benoit Adolphe. Pour Nadine William, « le plus important est de faire comprendre aux travailleurs qu’il ne faut pas reproduire le même schéma ». « Se pa parski dan mo fami ti ena lalcol, violans ki mo bizin fer parey », explicite-t-elle.
Par ailleurs, Talents serait également capable de proposer des items ou modules en stand-alone, version compacte. « On a développé une dizaine de cours », explique M. Adolphe. Il s’agit de petits cours de 6 heures afin de cibler les sociétés ayant des considérations pratiques particulières ou contraignantes.
Le Workers Employment Programme de Talents est MQA-approved. Des  certificats de participation sont délivrés ainsi qu’une fiche d’évaluation de l’employé pour l’employeur.