Le premier Ernest Wiehe Jazz Festival est à l’heure des bilans : 41 artistes, 12 événements, cinq lieux de concerts et 2 487 spectateurs, selon Élise Mignot, une des responsables de l’organisation de cet événement. Plus qu’un festival, le temps d’un été, les grands musiciens ont pris le temps de jouer et, pour certains, d’expliquer leur pratique musicale.
Certains jeunes ont ainsi eu l’occasion de perfectionner leur technique et prendre quelques leçons avec un maître, François Jeanneau, lors d’une Master class à Tamarin à l’ombre d’une terrasse. Rendez-vous entre artistes qui cherchent à joindre l’utile à l’agréable et où tous ont eu le sens du collectif.
Pour la clôture du festival, les noctambules attendaient le quartet Belingo Faro (clavier), François Jeanneau (sax), Christophe Bertin (batterie) et Linley Marthe (basse). Le quartet a pu constituer un décor musical confortable au goût du public. Belingo Faro et Momo Manancourt faisaient partie du quartet d’Ernest Wiehe avant que Christophe Bertin ne vienne les rejoindre.
Jeanneau, celui qu’on a surnommé « le monument du jazz », est venu se joindre aux musiciens pour une soirée jazz, vrai exemple de diversité où les artistes internationaux alternent avec nos musiciens confirmés, où la tradition côtoie sans ambages la modernité. Des accords et des sons rendus possibles par des musiciens qui ont un sens de tempo très fort. Au menu : des compositions de Jeanneau, des compositions d’Ernest Wiehe, des morceaux de Coltrane, figure majeure dans l’univers du jazz et dans le répertoire de Jeanneau. Mais ce dernier a joué dans le style qui lui est propre. En découle de cette soirée de clôture une façon originale d’organiser le rythme.
Pourtant, on peut regretter que dans ce festival, les musiciens de l’espace artistique Moz’ar n’aient pas trouvé une petite place pour jouer. Mais on attendra le prochain festival pour encore plus de diversité.