Outsider sur le papier, Simon Leconte a dominé le Malgache Jean-Richard Randriamanantsoa en finale du simple hommes du Mauritius Group Open samedi au centre de tennis de Petit Camp. Il s’impose 7-5, 7-6 (3) au terme d’un duel plus intense en fin de partie où, mené 5-4, le Français est parvenu à reprendre le contrôle du match malgré le retour in extremis de son adversaire à la faveur d’un break à 6-6.
C’était la première finale opposant les deux coaches, Leconte évoluant à Riverland à Tamarin depuis septembre 2016 et Randriamanantsoa à la Fédération mauricienne de tennis. Ce dernier, après la perte du premier set, n’avait pas pour autant perdu tout espoir de revenir dans la partie et pourquoi pas arracher une victoire qui ne lui semblait pas promise au départ. Un retard d’un break concédé au 3e jeu à 1-2 et un écart de 1-3 dans le jeu suivant pour son adversaire n’augurait d’ailleurs rien de bon.
Mais voulant toujours y croire, il s’accroche fermement à son service dans le 7e jeu. Il savait que c’était sa seule chance de rester au contact du score avant le tour de service de son adversaire. Mal parti alors qu’il est mené 15-30, Randriamanantsoa revient à 30-30, puis 40-30 pour enlever le jeu 4-3 après l’égalisation en sauvant deux balles de jeu. La perte du jeu aurait sans doute permis à Leconte de s’échapper 5-3 avant que celui-ci ne conclue le set et le match sur un service gagnant.
Une fois revenu à 3-4, le Malgache débreake à 4-4 et renverse le score en sa faveur pour mener 5-4 au service. Mais le Français ne cède pas. La mine impassible, il sauve même quatre balles de jeu pour égaliser 5-5. Même s’il se fait mener 6-5 dans le jeu suivant, il profite de son tour de service pour forcer son adversaire au jeu décisif à 6-6. L’improbable ne se produira pas. Leconte contrôle cette fin de partie 3-1, puis 4-3, 6-3 avant de conclure le set et le match 7-3.
« C’est mon premier tournoi 2017 et mon premier titre depuis que je me suis installé. Je ne voulais pas vraiment mettre du rythme, car je n’ai pas le souffle et les jambes pour cela. Il fallait plutôt le contrer et trouver simplement le juste milieu vu que son jeu n’était pas très rapide », dit Simon Leconte, 28 ans. En fait, il a toujours réussi à venir à bout, tour à tour, de ses cinq adversaires précédents (Ryan Chakowa (6-0, 6-0), Thomas Clark (6-2, 6-1), Lukasz Skowroski (Polonais) 6-3, 6-4, Anthony Kwok 6-4, 7-5 Nicholas Legros (Français) 6-4, 6-1) en s’adaptant à leur jeu pour assurer sa place en finale.
« C’est juste, car tout dépend du match et de mes adversaires. Je ne pense pas être en bonne condition physique en ce moment. » Et que retient-il de cette finale ? « La victoire. Je n’ai pas fait grand-chose de bien », avoue-t-il. Il repart en France fin juin pour des vacances, plus précisément en Normandie, et sera de retour à Maurice en septembre pour une nouvelle saison, ajoute-t-il. Il dit être classé 3/6 (2e série) en France.
Quant à Jean-Richard Randriamanantsoa, il estime s’être bien défendu, « mais physiquement et mentalement, j’étais un peu absent et il a trouvé la faille quand il le fallait sans attaquer vraiment le jeu. Ce sera un nouveau défi de l’affronter la prochaine fois. » Simon Leconte empoche Rs 8 000 de prime et Jean-Richard Randriamanatsoa Rs 4 000.
Notons que la finale U16 filles jouée samedi matin est revenue à Sarah Introcaso 6-0, 6-1 aux dépens de Malika Ramasawmy. La dernière finale, celle des U18 garçons, opposant Thomas Clark à Anthony Kwok aura lieu cette semaine.