Depuis plusieurs mois, des habitants de l’allée des Palmiers, à Terasson, Pointe-aux-Sables, dénoncent la présence d’un terrain vague nuisant à leur environnement. La situation s’est dégradée depuis que la Central Water Authority (CWA) a entrepris des travaux dans cette région en début d’année. Tous les débris s’y sont en effet accumulés, encourageant ainsi d’autres personnes à venir y jeter leurs ordures…
Gérard Sohun, qui habite le quartier, multiplie les démarches auprès de la CWA pour faire enlever les amas de terre en face de sa maison. Ce terrain, autrefois vague, est devenu un dépotoir depuis des travaux en début d’année. « Après plusieurs requêtes, des personnes sont venues nettoyer une partie des terres qui encombraient la route, mais tout le reste est toujours en place », déplore-t-il, faisant remarquer qu’une école maternelle se trouve juste à côté et qu’un tel environnement n’est « pas sain pour les enfants ».
Cette accumulation de débris encourage en outre d’autres personnes à y jeter leurs ordures. Des chiens errants viennent aussi y mettre bas… Pour les habitants du quartier, la situation est tout simplement devenue invivable. « Parfois, nous sommes obligés de fermer toutes les fenêtres de la maison, car cet amas de terre dégage des poussières qui entrent partout », déplore-t-il.
Ce qui dérange d’autant plus les habitants du quartier, c’est que la CWA n’aurait pas jugé utile, selon eux, de nettoyer les lieux après les travaux. Nous avons essayé d’avoir une explication de cette organisation, mais nos questions sont restées sans réponses. Entre-temps, les habitants font le tour des institutions sans trouver de solution à leurs problèmes. « Au ministère de l’Environnement, on nous a expliqué que cela ne relève pas de leur responsabilité. A la municipalité de Port-Louis, on nous dit qu’il faut voir avec le propriétaire, alors que nous ne le connaissons pas… »
En cette période électorale, les habitants de l’endroit souhaitent que cet état de choses intéresse les candidats de la circonscription. Qui plus est, une autre requête des habitants de Pointe-aux-Sables attend toujours d’être concrétisée : l’installation de feux de signalisation à la jonction GRNO-La Tour Koenig.
En 2005, une lettre a été envoyée en ce sens aux autorités pour leur faire part des difficultés que rencontrent les habitants de la région à déboucher sur la route principale à GRNO. La situation est encore plus compliquée pour ceux devant prendre la direction de Beau-Bassin. Si des policiers gèrent la circulation à ce point névralgique durant les heures de pointe, ce n’est en effet pas le cas à d’autres heures de la journée. « On ne sait qui a priorité pour sortir. Nous attirons l’attention des autorités avant que quelque chose de grave ne se passe à cet endroit. »
Les autorités semblent pourtant être au courant de la situation, puisqu’une lettre, envoyée par la Road Safety Unit de la police en 2005, indique aux habitants : « Le problème est connu des autorités compétentes (…) Le ministère du Transport intérieur est dans l’attente d’équipements commandités à cet effet afin de concrétiser le projet de contrôler automatiquement ce point stratégique. »
Toutefois, neuf ans plus tard, les habitants de Pointe-aux-Sables sont toujours dans l’attente. Sollicité sur ce dossier, Ben Buntipilly, conseiller spécial du Premier ministre en matière de sécurité routière, dit ne pas savoir pourquoi ce projet n’a pas été concrétisé jusqu’ici. Il dit toutefois prendre « bonne note de la situation », assurant qu’il en fera le suivi.