Ils habitent sur des terrains appartenant à l’État ou dans des complexes de la NHDC. En dépit du fait d’avoir reçu une lettre pour la signature de leur bail, ils n’ont pas entrepris les démarches nécessaires. Et cela dure depuis quatre ans… Le gouvernement menace maintenant de reprendre les terres concernées.
Alors que le ministère des Terres et du Logement procède en ce moment à la régularisation de la situation de 328 familles de squatters de Port-Louis, d’autres qui sont éligibles à un bail ne se sont toujours pas manifestés. C’est ce qui découle d’un constat au ministère où plus de 1 500 bénéficiaires n’ont pas répondu à l’appel pour la signature d’un bail.
Dans certains cas, l’attente dure depuis quatre ans. « Le bail de ces personnes est prêt, il ne manque que la signature », précise un communiqué du ministère, qui a décidé de leur donner une nouvelle chance. Toutefois, celle-ci ne durera pas éternellement. « Ils doivent se rendre au ministère du Logement et des Terres dans les plus brefs délais, autrement, on estimera qu’ils ne sont pas intéressés et les terres seront restituées à l’État. »
À noter toutefois que seules les personnes ayant reçu une lettre pour la signature du bail en question sont concernées par cet appel. Les autres, dont les dossiers sont en cours, devront attendre de recevoir leurs lettres respectives. Pour cela, elles sont invitées à soumettre tous les documents qui leur ont été demandés.
Les terrains concernés sont ceux loués à but résidentiel ou ceux abritant les complexes de la NHDC. Rappelons que le ministère a décidé d’agir également concernant les maisons de la NHDC à l’abandon ou inoccupées. 300 maisons seront ainsi reprises pour être réattribuées à ceux qui sont dans le besoin.
De même, les nouveaux contrats de la NHDC seront plus stricts. La revente des maisons durant les cinq premières années sera interdite. Le but étant de décourager les abus qui consistent à faire des spéculations avec ces maisons destinées aux plus vulnérables.