Commentant la baisse des arrivées touristiques pour le premier trimestre de cette année, comparativement à la même période l’année dernière, Ajay Jhurry, président de l’Association of Tourist Operators (ATO), souligne le manque à gagner pour les PME et les para-hôteliers. Le type de produits offerts n’est pas cohérent avec le marché visé, une situation qui met en danger les acteurs de ce secteur, dit-il.
Alors que le pays accuse une baisse en termes de visiteurs pour les trois premiers mois de l’année, soit 78 984 contre 81 185 l’année dernière, Statistics Mauritius note parallèlement une performance positive du marché asiatique. Avec une hausse de 8,2 % par rapport à l’année dernière, la Chine s’est démarquée avec une croissance de 30,6 %. La spécificité du tourisme chinois inspire ce secteur à revoir sa stratégie et son service. Mais Ajay Jhurry tire la sonnette d’alarme à ce sujet. Le représentant des opérateurs touristiques souligne les difficultés encourues par les membres de son association pour garder la tête hors de l’eau car la baisse des arrivées touristiques européennes « pèse lourd sur la balance ».
Avec l’augmentation des coûts d’opération depuis l’année dernière, il y a une baisse importante de revenus, affirme Ajay Jhurry. « Chacun a sa stratégie pour garder la tête hors de l’eau. Si le marché chinois est en hausse, les PME ont pour leur part du mal à se positionner par rapport à la segmentation du marché ciblé », dit-il. Les tour-opérateurs et para-hôteliers, estime-t-il, devraient se pencher sur la question et se « redynamiser ». « La restructuration des PME et tour-opérateurs est nécessaire pour leur survie dans l’industrie ».
L’ATO regroupe une quarantaine de tour-opérateurs et para-hôteliers.