Le Dr Patrick How n’en démord pas. S’il trouve inacceptable que le mari de sa tante Dorine Ng (52 ans) — décédée le jeudi 28 août avant d’avoir pu atteindre la clinique Fortis-Darné, son corps restant plus de deux heures dans la voiture de son mari sur le parking de la clinique,— se soit vu refusé l’accès , les explications  de la Clinique Darné sont pour lui un autre motif d’insatisfaction. En effet, le CEO de Fortis Darné, le Dr Simmar Gill, avait réagi en expliquant  que « si nous avions accepté de prendre la responsabilité du corps de cette dame, cela aurait été illégal, selon les “rules and regulations” en vigueur; et qui sait, cela aurait aussi pu avoir été un cas de “foul play” ».
«De quel “foul play” parle-t-on quand il s’agit d’une patiente enregistrée auprès de la clinique ? » nous déclare le Dr Patrick How qui concède : « Bien entendu que chaque institution a des “rules and regulations” auxquelles chaque patient doit être soumis. Je suis moi-même médecin et loin de moi l’idée de venir remettre en question quoi que ce soit. Bien entendu, des règlements doivent être respectés afin d’assurer la bonne marche d’un centre de soins, d’autant qu’il s’agit d’une clinique où des centaines de personnes vont et viennent chaque jour… »
Selon le Dr How, Dorine Ng était une patiente du Dr Bruno Cheong, qui travaille à Darné. «Il   était au courant que ma tante avait été prise d’un malaise et il avait, incidemment, prévenu l’officier responsable du Casualty que Mme Ng était en route. Mme Ng, souffrait d’une malformation cardiovasculaire, détectée sur le tard. Ses soins, elle les recevait régulièrement de cette clinique. Comment peut-on dans ce cas évoquer le foul-play?Elle n’était donc pas une anonyme ni une inconnue dans les registres de cette insitution. Voilà ce qui m’offusque au plus haut point ! Comment peut-on, quand on porte le nom d’une institution aussi prestigieuse, fréquentée et respectée par des milliers de Mauriciens, faire preuve d’autant de manque d’égards et de sollicitude envers un homme et sa fille dans un moment aussi pénible que la mort ? »
Le Dr Patrick How continue : « Je suis excédé, certes, parce que c’est arrivé à ma tante. Mais j’aurais agi de la même manière s’il s’agissait d’un anonyme, car le point n’est pas que la défunte ait été ma tante, mais le fait qu’on ait manqué de respect envers un mort ! C’est cela le plus révoltant dans cette affaire. » Le médecin déclare : « Nous avons tous, au sein de ma famille, été très peinés par ce douloureux incident. Nous souhaitons tout simplement que cela n’arrive plus jamais à aucune autre personne. »
Les funérailles de Dorine Ng ont eu lieu durant le week-end. Au sein de la famille, quelques proches ont confié au Mauricien : « Nous avons tous été très attristés par cet épisode. Déjà que nous avons perdu une des nôtres, mais la manière dont elle a été traitée, dans la mort, a doublé notre peine. »