Dans sa tentative de désamorcer la crise palpable dans le secteur du transport en commun depuis ces dernières semaines, avec des menaces de grève générale, le gouvernement a entériné une série de mesures qui, selon lui, devrait satisfaire les syndicats. Mais les turbulences sont loin d’être terminées. La tension est montée d’un cran dans le milieu de la Union of Bus Workers Union (UBIW) et de la General Workers Federation (GWF) suite à la décision du Conseil des ministres de vendredi de ne pas appliquer la grille salariale préconisée par le National Remuneration Board dans la fourchette de 7 à 34%. Cette aile syndicale affirme que la démarche du gouvernement, à travers le ministre Shakeel Mohamed, constitue une “attaque frontale” envers les 8 000 travailleurs du transport et appelle par conséquent à une mobilisation à toute épreuve en vue d’une action syndicale. De son côté, la Confédération de Travailleurs du Secteur Privé (CTSP), en étroite collaboration avec Plateforme Travayer Syndicats CNT, estime que Shakeel Mohamed a joué le rôle de l’avocat du secteur privé. Le corps syndical laisse le soin aux travailleurs de décider de la suite des événements…