Des collégiens de plusieurs régions du pays se plaignent du refus catégorique de certains receveurs d’autobus d’accepter le temporary pass en attendant qu’ils obtiennent le permis délivré par la National Transport Authority (NTA). Et pourtant ces “pass” provisoires portent le sceau de leur collège et la signature de leur chef d’établissement.  
Des jeunes déplorent le manque de courtoisie de certains receveurs à leur égard qui menacent, « sur un ton agressif », de les conduire au poste de police s’ils refusent de payer le ticket ou de descendre du bus. « Zot tret nou kouma bann voler alor ki nou port liniform lekol, nou ena badge, nou ena sa temporary pass-la e nou voyaz dan ler ki bizin. »
Des directeurs de collège confirment recevoir régulièrement des doléances des parents d’élèves au sujet de cette intransigeance des compagnies d’autobus par rapport à ces “pass” provisoires et avoir à maintes reprises évoquer ce problème avec la NTA.
Une adolescente habitant à Cassis, qui a eu un transfert pour un collège de la capitale à la fin du premier trimestre, attend toujours son “NTA pass”. Depuis la semaine dernière cette élève de Form I va un jour sur deux à l’école par faute d’argent. Sa mère s’est rendue aux ministères de l’Éducation et du Développement de l’enfant, à la NTA et à la PSSA pour dénoncer ce qu’elle estime être une « injustice » envers les enfants du pays en faisant remarquer que les compagnies d’autobus obtiennent une somme fixe de l’État pour le transport gratuit des élèves. « Mo pe koz pou tou bann zanfan ki dan mem sitiasion ki mo tifi», souligne cette mère au Mauricien.