C’est la fin du suspense au sujet de la compensation salariale effective à compter du 1er janvier prochain pour les salariés du secteur privé en attendant la publication des recommandations du Pay Research Bureau (PRB) pour les fonctionnaires et les employés des corps para-étatiques. Les premiers renseignements disponibles avancent que la compensation salariale minimale, qui pourrait être proposée pour l’ouverture de la réunion du jour, devrait être dans la fourchette de Rs 250 à Rs 300, dépendant des rapports de force autour de la table des discussions.
À ce matin au ministère des Finances, l’on se refuse catégoriquement à confirmer ou infirmer le montant minimal de Rs 250. En tout cas, après la réunion avec les partenaires sociaux, soit les employeurs et les syndicats, le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, prévoit de rencontrer la presse pour un bilan des résultats des discussions.
Depuis lundi après-midi, Xavier-Luc Duval est en présence des conclusions et observations du comité technique, co-présidé par Moonsamy Ramasamy, directeur au ministère du Travail, et le Senior Analyst du ministère des Finances, Rajen Seeruttun.
Dans le camp des syndicalistes dans la matinée, on explique qu’on est dans l’expectative. « Nous nous attendons vraiment à ce que la justice sociale prévale. Nous sommes dans l’expectative et nous sommes prêts à toute éventualité. Jusqu’ici, nous sommes satisfaits des procédures avec d’une part, les négociations avec Xavier-Luc Duval et d’autre part, le comité technique prenant le relais. Toutefois, la priorité est le résultat de cet après-midi », déclare Toolsyraj Benydin, membre du Conseil des Syndicats.
De leur côté, les syndicalistes de la CSG-Solidarité confirment qu’ils ne seront pas présents pour l’ultime rendez-vous tripartite de cet après-midi. « Nous ne serons pas à la table à 14 h 30 cet après-midi suite au refus de XLD d’inclure un salaire minimal à l’agenda. Nous regrettons profondément que le ministre des Finances n’ait pas accepté notre requête. Le salaire minimal demeure une référence pour appliquer le taux de l’inflation en vue de déterminer une compensation salariale », fait ressortir Ashok Subron.
À la mi-journée, le secteur privé était dans l’attente de l’annonce que fera le vice-Premier ministre et ministre des Finances. « Le comité technique a déjà soumis son rapport. Il revient maintenant au ministre des Finances de trancher », a fait ressortir le président de la Mauritius Employers’ Federation, Clensy Appavoo. Il estime que la prudence est de mise, en tenant compte de la conjoncture économique actuelle et la fermeture de plusieurs entreprises en difficultés. « Ce sont surtout les PME qui passent par une période difficile », fait-il remarquer. Par ailleurs, dans les milieux du secteur privé, on observe que le taux d’inflation est inférieur aux prévisions et que la détérioration de la crise internationale s’accélère. De plus, selon eux, les objectifs de croissance à Maurice ne sont pas atteints. « Nous reconnaissons que dans une telle situation les travailleurs au bas de l’échelle méritent une compensation mais il faut agir avec prudence afin de ne pas empirer la situation économique », ajoute Clensy Appavoo.