C’est demain matin, en Cour criminelle intermédiaire, que Bimla Ramloll, ancienne conseillère PMSD de Quatre-Bornes et membre de l’Alliance sociale menée par le Parti travailliste en 2005, prendra connaissance de la sentence qu’elle mérite pour pratique avérée de corruption.
Elle avait été prise en flagrant délit par des membres de l’Adsu sur la plage de Flic-en-Flac, en octobre 2007, avec en sa possession des reçus incriminants et une somme de Rs 259 000 représentant un pot-de-vin obtenu contre l’utilisation de son influence dans l’attribution d’étals à la foire de la ville. Mme Ramloll risque très gros, la loi, dans son cas, ne prévoyant aucune amende possible mais seulement une peine d’emprisonnement ne dépassant pas dix années.
Le procès des autorités contre Bimla Ramloll aura duré près de six ans, mais la commission anticorruption a fini par prouver à la cour de justice que le délit a bel et bien été commis. D’autant que, a fait ressortir la magistrate Renuka Devi Ramloll, la poursuite a produit des reçus (saisis par la police) que l’accusée délivrait aux personnes qui lui remettaient de l’argent contre promesses de les faire obtenir un emplacement à la foire.