Le bras de fer entre les membres de l’inspectorat et les managers des collèges privés, au sujet des exercices d’Assessment pour les Grants de Rs 510 millions, suscite son lot de commentaires dans le milieu de l’éducation en ce moment.
L’Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE), par la voix de son président, Yahya Paraouty, est montée au créneau pour accuser les managers des établissements de prendre en otage la Private Secondary Schools Authority. M. Paraouty s’oppose farouchement au système de self-assessment par les directeurs des collèges privés en vue de l’octroi de ces Grants et se positionne contre le démantèlement de l’inspectorat.
Régissant suite aux directives formelles sommant les inspecteurs de ne pas se rendre dans une liste d’institutions secondaires privées dans le cadre du Weekly Programme of Assessment, le président de l’UPSEE affirme que « la Private Secondary Schools Authority (PSSA) est prise en otage par les managers des collèges privés, y compris les collèges confessionnels. Ce sont eux qui dictent la loi ».
Yahya Paraouty allègue que ses doutes concernant la nomination de Serge Ng Tat Chung à la présidence de la PSSA se sont confirmés avec des décisions « biased ».
« J’avais déjà émis des réserves quant à la nomination de l’ancien président de la fédération des managers à la tête de la PSSA. Aujourd’hui ça se confirme », poursuit Yahya Paraouty, qui qualifie de « ridicule » la proposition des directeurs des collèges privés de conduire un self-assesment en vue de l’octroi des Grants. « Bannla pe demann self-assessment. Me li iposib ki ou evalue ou prop kolez. Il serait intéressant de savoir comment une décision aussi bancale a été prise par ces directeurs », martèle le syndicaliste.
Dans le même contexte, Yahya Paraouty se dit contre le démantèlement de l’inspectorat et propose même un renforcement de cette cellule avec des recrues. « Cette équipe de l’inspectorat fait preuve de dynamisme, sincérité et honnêteté. Ils font leur travail correctement. Il faudrait donc renforcer cette équipe ». Les évaluations, ajoute-t-il, devraient se faire sur une base plus régulière et non une fois par an.