Le délégué syndical de La Goélette Ltée, Veejanand Jeewajee, licencié la semaine dernière, a débuté une grève de la faim hier, au siège de la FPU, à Rose-Hill.

Suspendu le 10 décembre dernier, Veejanand Jeewajee a été licencié la semaine dernière, après s’être présenté devant un comité disciplinaire. Il lui est reproché d’avoir refusé de travailler. Or, ce dernier qui est le délégué syndical des skippers de La Goélette Ltée, réclamait une augmentation de Rs 6 400 pour du travail additionnel.

La décision de le licencier a été prise en concertation avec la Hotels and Restaurants Employees Union. Vingt autres skippers ont également été suspendus pour avoir refusé une augmentation de 3% pour du travail supplémentaire. Le syndicat réclame une somme de Rs 6 400.

Depuis quelque temps, la “boathouse” de l’hôtel Le Paradis, au Morne, accueille les clients de l’hôtel Dinarobin pour des activités nautiques. Car La Goélette Ltée a des contrats avec les deux hôtels. Selon les skippers, leur travail a augmenté « par 50% depuis ». D’où leur demande pour une augmentation.

Jack Bizlall, le négociateur syndical, dénonce la manière de procéder de la direction de La Goélette Ltée. Il a déploré le fait que le directeur ait rejeté les conditions acceptées par son représentant, lors d’une négociation, récemment. Il a annoncé également une campagne de sensibilisation à Maurice et à l’étranger pour « dénoncer cette manière de faire de La Goélette Ltée ». Il invite l’hôtel Le Paradis à assumer ses responsabilités envers les skippers.

Le syndicaliste conteste les procédures ayant mené à la suspension de Veejanand Jeewajee. Selon Jack Bizlall, il a demandé une enquête à ce sujet au ministère du Travail. De même, il demande au ministre du Tourisme de vérifier si les nouveaux skippers embauchés par La Goélette Ltée pour remplacer ceux suspendus ont leurs licences.

Les 20 autres skippers qui ont accompagné Veejanand Jeewajee lors de son premier jour de grève de la faim, en signe de solidarité, ont eux rendez-vous avec le comité disciplinaire ce 25 janvier. Jack Bizlall prévoit un licenciement collectif, prévenant que le syndicat ne compte pas rester les bras croisés à ce sujet. Parmi les différentes actions prévues, il annonce l’occupation de la “boathouse” de l’hôtel Le Paradis afin d’alerter les touristes sur la situation des skippers. Le syndicaliste réclame aussi que les skippers bénéficient de leurs salaires en attendant que les procédures du comité disciplinaire soient complétées.

Par ailleurs, il a réclamé une nouvelle réunion au ministère du Travail. Herbert Jouan, Deputy Director au ministère, a été désigné pour présider cette réunion. Jack Bizlall souhaite que ce soit le patron de La Goélette Ltée en personne, Roland Doger de Spéville, qui y assiste.