La République de Maurice participera du 6 au 15 septembre prochain aux 7èmes Jeux de la Francophonie qu’organisera la ville de Nice, en France. Une compétition qui accueillera quelque 3 000 jeunes et athlètes de quelque 40 pays francophones. A ce stade, on ne connaît pas encore le nombre d’athlètes qui fera le déplacement. Ce que l’on sait c’est que le responsable national du dossier, à savoir Ram Lollchand, également secrétaire-général de la CJSOI (Commission de la Jeunesse et des Sports de l’océan Indien), soumettra la liste des sportifs au CIJF (Comité organisateur des Jeux de la Francophonie,  le 31 courant.
A partir de là, le comité organisateur analysera les noms soumis, en collaboration avec les fédérations internationales, avant de se prononcer dans deux à quatre semaines sur les noms retenus et ce, par rapport aux critères mis en place. En athlétisme d’abord, les athlètes auront à réaliser les minima exigés pour espérer faire partie de ce déplacement. Il convient, de plus, de souligner que la compétition est réservée aux sportifs âgés entre 18 et 35 ans. Idem pour les athlètes qui seront engagés en handisport.
En revanche, en lutte gréco-romaine, Maurice aura droit à deux billets. « La fédération locale devra soumettre les noms de leurs deux meilleurs lutteurs. Ces derniers devront également faire partie du classement africain », a déclaré Ram Lollchand. A partir de là, le CIJF et la FILA (Fédération internationale de Lutte Amateur) se pencheront sur la question avant de faire connaître ensuite leur réponse. Dans le cas de la lutte, les athlètes participant aux Jeux devront être âgés de 18 à 30 ans. Rappelons qu’en lutte traditionnelle (africaine), neuf pays sont qualifiés, à savoir le Burkina Faso, le Cameroun, le Congo-Brazzaville, la République Démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo.
En judo également, Maurice a droit à deux places et la FMJDA (Fédération mauricienne du Judo et des Disciplines Assimilées) a déjà été informée de la question. Ces deux judokas devraient figurer dans le classement africain pour avoir les meilleures chances d’être présents à Nice après une analyse du dossier par le CIJF et la fédération internationale de judo. Dans le cas du judo local, on peut avancer que la judokate Christiane Legentil, septième aux derniers Jeux olympiques de Londres (Angleterre), chez les moins de 52 kg, possède de solides arguments pour participer à ces Jeux. A noter que selon les conditions de participation, les athlètes retenus devront être âgés entre 18 et 25 ans.
 Pour ce qui est du tenniste de table ,tout comme en judo et lutte gréco-romaine, Maurice a bénéficié de deux places, à condition bien évidemment de respecter les critères mis en place par le CIJF et la fédération internationale notamment pour ce qui est de l’âge des pongistes (18 à 21 ans). Contrairement au judo et à la lutte toutefois, la fédération locale devra faire parvenir le nom d’un garçon et d’une fille – les deux autres disciplines ayant le choix de faire participer deux garçons ou deux filles. « Comme nous l’avons bien fait comprendre à la fédération locale, les deux pongistes devront être les meilleurs et ce, même si aucun classement africain n’est exigé dans le cas du tennis de table », a expliqué Ram Lollchand.
Deux disciplines collectives sont également inscrites à ces Jeux, notamment le basket-ball féminin et le football, et auxquelles Maurice ne participe pas. 16 pays ont été retenus dans le deux cas après une épreuve de sélection effectuée par la FIBA (Fédération internationale de Basket-Ball Assdciations) et la FIFA (Fédération internationale de Football Associations) basée sur le classement mondial et les récentes compétitions.
Dans le premier cas, les équipes retenues sont réparties comme suit: Canada, Côte d’Ivoire, Cameroun, Pologne (Poule A), France, République Démocratique du Congo, Tunisie et Luxembourg (Poule B), Liban, Roumanie, Sénégal, la Fédération Wallonie-Bruxelles (Poule C), Mozambique, Suisse, Mali et Égypte (Poule D). La compétition est réservée aux filles de moins de 25 ans.
En football, la compétition sera disputée pour les footballeurs de moins de 20 ans. Les 16 équipes ont été également réparties en quatre poule de quatre comme en basket-ball et s’établissent comme suit: Côte d’Ivoire, Cap Vert, République Démocratique du Congo, Niger (Poule A), Gabon, Sénégal, Haïti, Liban (Poule B), Cameroun, Maroc, Burkina Faso, Tchad (Poule C), France, Canada, Congo-Brazzaville et Rwanda (Poule D). A noter que le cyclisme sera en démonstration en masculin et féminin également.
Le cyclisme en démonstration
Le CIJF, en collaboration avec l’Union cycliste internationale (UCI) a, du reste, déjà annoncés les pays qualifiés aux épreuves sur route. Les 15 états qualifiés au niveau masculin sont le Burkina Faso, le Cameroun, le Canada, le Canada Québec, la République Démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, l’Egypte, la Fédération Wallonie-Bruxelles, la France, le Gabon, Haïti, le Liban, le Maroc, Monaco et le Rwanda.
Rappelons que cette liste reste ouverte, dans la mesure où il reste encore des places à pourvoir, en référence à la réglementation des VIIes Jeux de la Francophonie France/Nice 2013 (20 équipes qualifiées maximum pour les hommes). La compétition est ouverte aux hommes, âgés de 19 à 22 ans, titulaires d’une licence internationale. Les courses se dérouleront en ligne sur une journée sur une distance maximale de 180 km pour les hommes. Chaque pays peut inscrire un maximum de 6 coureurs cyclistes. Le CIJF et  l’UCI détermineront le nombre de compétiteurs sans que celui-ci soit supérieur à 120 pour les hommes.
Au niveau du volet culturel, les noms des artistes retenus sont connus déjà dans le sens où les épreuves de sélection ont déjà été organisées en août et septembre dernier, à Maurice. Les qualifiés sont Ras Ninine (chanson), Véronique Nancoo-Barnes (conte et conteurs), SR Dance (Hip Hop), Lucy Duvergé (littérature), Jacques Désiré Wong So (peinture), Karen Pang (photographie) et Kamini Lenette (sculpture).
Par ailleurs, Ram Lollchand a indiqué qu’une première rencontre a eu lieu avec les responsables des disciplines sportives en juillet 2012 et que tous ceux concernés ont été informés qu’ils ont jusqu’au 31 courant pour soumettre le nom de leurs athlètes retenus. « Aussitôt les noms obtenus, je les enverrai au CIJF qui devrait ainsi nous répondre dans les deux, voire quatre semaines, qui suivent. A partir de là, tous ceux retenus seront convoqués pour une nouvelle rencontre », a fait remarquer Ram Lollchand.