Le président de la Government Teachers Union (GTU), Vinod Seegum, dénonce le fait « qu’aucune autorité ne s’est intéressée à la situation des enseignants par rapport à la congestion routière ». Tout en reconnaissant que toutes les écoles de l’île ne sont pas concernées, il souligne qu’une quarantaine d’écoles à Port-Louis et dans les environs seront affectées par ce problème.

Répondant à une question du Mauricien sur la congestion routière, le président de la GTU souligne que « toutes les écoles de l’île ne sont pas concernées par le problème d’embouteillage, mais seules celles de la capitale et ses alentours ainsi que celles de Rose-Hill », précisant qu’elles sont une quarantaine dans le premier cas et une vingtaine dans le second. « Au primaire, l’affectation des enseignants dans les écoles se fait sur une base régionale. Donc, il ne devrait pas y avoir de gros problèmes pour les enseignants de se déplacer. Mais il peut toujours y avoir des bouchons dans certains endroits. Comme on le sait, contrairement aux autres fonctionnaires, qui travaillent dans un bureau, les enseignants ont la responsabilité d’une classe. Ils ne peuvent laisser les enfants seuls. »

Il considère ainsi « dommage » que les enseignants n’ont pas l’occasion d’exprimer leurs points de vue et de faire des propositions sur la question. « De manière générale, nous considérons inacceptable que le ministre se limite à trois fédérations quand il y a des discussions importantes. Pourtant, l’ACSEF, auquel nous sommes affiliés, compte 16 000 membres. Je ne suis pas jaloux des autres, mais il faut que toutes les voix soient entendues. » Vinod Seegum avance que si une solution n’est pas trouvée à ce sujet, la fédération pourrait se tourner vers la Commission de Conciliation et de Médiation, voire le Bureau international du travail.