Usant du bénéfice du doute, la magistrate Niroshini Ramsoondar a estimé que Ricardo Sonah et Hansley Golding n’étaient pas coupables de « larceny of a gold chain » et « possession of stolen property ». La magistrate a estimé que la présumée victime n’avait pas été claire dans sa déposition et que l’exercice de reconnaissance n’avait pas été fait selon les règles.
Les deux accusés avaient plaidé non-coupable. Ricardo Sonah avait retenu les services de Me Chummun et Hansley Golding, ceux de Me Sauhobooa. Les faits remontent au 28 août 2011. La victime avait alors déclaré qu’elle arpentait les rues pour se rendre chez elle quand deux hommes, montés sur une motocyclette, se sont arrêtés devant elle. La victime a ajouté que Ricardo Sonah serait venu la « saluer ». Elle avait donc posé son panier de légumes pour continuer la conversation. La victime allègue qu’en une fraction de secondes, Ricardo Sonah lui aurait arraché sa chaîne en or et aurait pris la fuite avec son acolyte. La victime avait porté plainte au poste de police le plus proche après l’incident.
Selon la Cour, lors de sa déposition, la victime avait donné une description de la motocyclette qui ne concordait pas avec le véhicule utilisé par les accusés pour commettre le délit présumé. La magistrate Ramsoondar a aussi ajouté que l’exercice de reconnaissance des accusés n’était pas dirigé selon les règles, ce dernier ayant été effectué alors qu’il faisait nuit. Ce qui, selon le policier en charge, s’explique par le fait que les accusés avaient été interpellés très tard dans l’après-midi. Quand la magistrate a demandé à la victime si elle avait reconnu les assaillants malgré le manque de clarté, cette dernière avait acquiescé. Pour leur défense, les accusés ont déclaré qu’ils avaient leurs propres entreprises et ne souffraient d’aucun problème financier.
Lors de son jugement, la magistrate Niroshini Ramsoondar a déclaré que la victime n’avait pas été claire dans sa déposition car elle n’a pu distinguer clairement les accusés et en avait donné une mauvaise description. Selon la magistrate, il était donc impossible pour la victime de les reconnaître alors qu’il faisait nuit lors de l’exercice de reconnaissance.