Blessé à l’oeil droit lors d’une rencontre comptant pour le championnat de première division de volley-ball, Emmanuel Elise devra impérativement se rendre en Afrique du Sud pour y subir une opération. Un déplacement qui lui coûtera environ Rs 550 000. Afin de lui venir en aide, l’Association Sportive Jeunesse Chebel, équipe dont il a défendu les couleurs de 2001 à 2011, organise une série d’activités, avec coup d’envoi ce samedi.
C’est en 2010 au cours de la rencontre ASJ Chebel/Rivière-du-Rempart Star Knitwear VBC que le destin d’Emmanuel Elise bascule quand il reçoit le ballon de plein fouet à l’oeil. Après un mois à l’hôpital de Moka, il reprend ses activités avant qu’un diagnostic effectué quelques mois plus tard ne décelé un sérieux problème à la rétine. Pour ce volleyeur de 27 ans, présélectionné lors des Jeux des îles de 2007 et qui a défendu les couleurs du Quatre Bornes VBC avant de se joindre à Rivière-du-Rempart cette saison, cette opération s’avère cruciale au risque de perdre son oeil. Soudeur et peintre, il aura à livrer ce combat pour son épouse Sandrine, également ex-volleyeuse, et son enfant de deux ans.
Voilà que l’ASJ Chebel a pris l’initiative de lui venir en aide. À travers des activités qui débuteront samedi et qui s’échelonneront au cours du mois prochain, des fonds seront ainsi recueillis. « Nous n’avons pas voulu rester les bras croisés, car Emmanuel a défendu les couleurs de notre équipe pendant près de dix ans. Ce sera donc un retour de l’ascenseur à travers ce mois de solidarité », a fait ressortir Parmesh Pallanee, élu à la présidence à l’issue de l’assemblée générale élective tenue le 7 mai dernier, lors d’un point de presse tenu hier en fin de matinée.
Plusieurs instances ont d’ailleurs accepté d’apporter leur soutien, notamment les ministères de la Jeunesse et des Sports, de l’Environnement, des Coopératives et la municipalité de Beau Bassin Rose-Hill. « Avec tout ce soutien pour une bonne cause et l’apport des habitants de Chebel et des environs, nous pensons réunir la somme voulue au plus vite. D’autant que notre devise demeure Ansam nou pou resi », avance Parmesh Pallanee.