Le volley-ball mauricien parviendra-t-il à conjurer le mauvais sort ? Voilà déjà 19 ans et 16 ans respectivement qu’une équipe féminine, soit l’Union de Curepipe, et une formation masculine, à savoir la Fire Brigade, ont pu porter haut le quadricolore à la Coupe des clubs champions de l’océan Indien de volley-ball. Compétition devenue depuis la Coupe des clubs champions de la zone 7. Au gymnase de Mahamasina à Tananarive du 14 au 21 courant, le Faucon Flacq Camp Ithier VBC et les Trou aux Biches Sharks (masculin), Azur SC et Quatre Bornes VBC (féminin) auront à coeur de relever le défi.
La tâche des équipes mauriciennes sera quelque peu facilitée de par l’absence des équipes réunionnaises qui ont brillé dans cette compétition, à l’instar du Saint-Denis Olympique et du Tampon Gecko Volley. Cette fois, la zone 7 a choisi de ne pas inviter les équipes de l’île soeur et celles de Mayotte. Ce qui laisse en jeu, outre les équipes mauriciennes, celles du pays hôte, des Seychelles et des Comores. Reste que la compétition s’annonce âpre et indécise, avec comme enjeux la succession du Saint-Denis Olympique et des Seychelloises d’Anse Royale.
Trois fois finaliste malheureux de la compétition et quatrième lors de la dernière édition, l’équipe de Camp Ithier aspire à mieux cette fois. Malgré le départ de ses deux étrangers, le Seychellois Guy Valentin et l’Indien Anup D’Costa et un effectif réduit cette saison, cette formation a su mener sa barque à bon port dans le championnat, n’enregistrant qu’une défaite et en se montrant réaliste lors des débats cruciaux.
« Nous y allons avec l’objectif de faire mieux. Nous avons été trois fois finalistes », avance Deepak Aungoo, entraîneur de la formation de l’Est. Le club a d’ailleurs accueilli deux guest-players, Bernard Thomas, libero du Club sportif de Pamplemousses, et Didier Perrine, de Rodrigues. « L’apport de ces deux joueurs nous aidera, même si l’absence des Réunionnais ne facilite en aucun cas la tâche des équipes qui seront présentes », analyse-t-il.
De leur côté, les Trou aux Biches Sharks en seront à leur baptême du feu dans cette compétition. Certes, la bande à Melchior Miniopoo n’a toujours pas goûté au sacre dans le championnat local, mais possède en son sein des joueurs ayant disputé les derniers Jeux des îles ou ayant été retenus à un moment ou un autre dans la présélection nationale, à l’instar de Gilbert Alfred, Stéphane Moonisamy, Bryan Perrine, Kevin Appigadu, Akash Doobraz, Olivier Alfred ou encore Christopher Sophie.
« L’objectif est clair : y aller pour gagner », avance Melchior Miniopoo. Un pari facile à relever ? « Ce sera la loi du plus fort. Nous sommes les nouveaux venus. Et même si nous avons trouvé notre rythme de croisière sur le tard, nous pourrons nous en sortir. Il suffit d’y croire », lâche l’entraîneur.
Ces deux équipes mauriciennes possèdent-elles l’étoffe nécessaire pour succéder au Saint-Denis Olympique au palmarès ? D’autant qu’elles devront se méfier également des Seychellois de Beau-Vallon, vainqueurs en 2013 et médaillés de bronze la saison dernière. L’autre équipe de l’archipel, à savoir les Premium Spikers, aura également son mot à dire.
Quant aux Malgaches de la Gendarmerie Nationale, ils auront à coeur de briller devant leur public. Eux qui avaient remporté la Coupe de la fédération et qui possèdent en Zo, Andry et Erice des éléments capables de les mener vers les sommets. La Grande île sera également représentée par COSFA, tandis que l’équipe de Racines sera l’unique représentante des Comores.
En féminin, Azur SC tentera de confirmer sa chevauchée fantastique réalisée en championnat, où il n’a concédé aucun set. Finaliste malheureux en 2006, l’équipe a gagné en maturité cette saison, selon les dires de son entraîneur Guito Lepoigneur, revenu sur le banc cette saison. « En 2014, Azur SC avait battu Anse Royale et les Seychelloises avaient gagné la compétition. Cette année, nous sommes plus matures. Nous allons tout faire pour atteindre la finale et l’emporter ».
Quant au Quatre Bornes VBC, il doit sa participation à la disqualification du Goodlands Youngstars SC. Une première pour l’équipe de la ville des fleurs, qui pourra compter sur des joueuses en action aux derniers JIOI, à savoir Alison Labour, Mélodie Mootoosamy, Liza Bonne et Stacy Armoogum. Cette première participation sera-t-elle couronnée de succès ?  « Pourquoi pas ? Il suffit d’y croire », lance Lindsay Wilson, mentor des Quatre-Bornaises. Bien qu’il reconnaisse que l’équipe soit encore jeune, il veut croire en quelque chose. « Nous allons à la recherche d’expérience. Ensuite, nous visons les demi-finales ».
Le danger principal viendra sans doute des Seychelloises d’Anse Royale, à la recherche d’une neuvième consécration. Médaillée de bronze en 2014, l’autre équipe seychelloise qu’est Cascade ne viendra pas avec la fleur au fusil. Les Malgaches seront également bien armées avec Stef’Auto et Diamant. D’ailleurs, Didier Sely, entraîneur de la première formation, a laissé entendre que Stef’Auto demeure une équipe compétitive qui ne lâche rien. Mais Lindsay Wilson prévient : « Maurice aura aussi une carte à jouer. »