Dernière compétition de la saison 2012 de volley-ball, l’AMVB Cup a favorisé les desseins du Faucon Flacq Camp Ithier VBC chez les hommes et de l’Azur SC du côté féminin. Comme quoi, les champions nationaux ont conclu leur parcours sur une note positive, hier soir au gymnase Pandit-Sahadeo à Vacoas. La finale féminine s’est révélée une formalité pour les Azuréennes aux dépens du Curepipe Starlight, avec à l’arrivée un succès en trois sets (25-22, 25-17 et 25-21) en 79 minutes. Par contre, la formation de Camp Ithier a dû batailler ferme pour mettre à la raison une entreprenante équipe du Quatre Bornes VBC. La différence étant faite en 133 minutes et au tie-break (23-25, 25-23, 19-25, 25-19 et 15-10).
Azur SC tient donc sa revanche face à l’équipe de la ville lumière, après les récents revers subis lors de la finale des Masters et de la Coupe des clubs champions de la zone 7. Titularisée comme passeuse, Cheryl Monty a bien récité sa partition. Il en a été de même pour Odile Cauvelet qui se retrouvait pour la première fois de la saison dans le six majeur. Deux joueuses qui ont donné satisfaction à Guito Lepoigneur. «Au cours des séances d’entraînement, Cheryl a beaucoup travaillé afin qu’elle s’habitue au jeu de ses coéquipières. J’ai également placé ma confiance en Odile et elle ne m’a pas déçue. De par sa taille, je la considère comme une joueuse d’avenir», explique l’entraîneur d’Azur SC.
Ce dernier soutient également que le score ne l’a guère surpris. «Nous étions venus pour réaliser un 3-0 et nous avons pu atteindre cet objectif. Cette finale avait été préparée avec minutie, avec accent sur des services impeccables et puissants. Ce qui n’a fait que mettre en difficultés notre adversaire au niveau des réceptions». Azur SC décroche ainsi son second trophée de la saison, après le titre national. «Ce fut une saison positive, mais l’unique déception demeure la Coupe des clubs champions de la zone 7», analyse Guito Lepoigneur qui retrouvera sa troupe le 14 janvier prochain dans le cadre de la reprise des séances d’entraînement. Du côté du Curepipe Starlight, la passe de trois n’a pu avoir lieu, après les succès décrochés lors de la Coupe de la République et des Masters. «Les joueuses sont difficilement entrées dans le match. Elles ont évolué trop à l’aise, sans réellement forcer en cette fin de saison», faisait remarquer l’entraîneur Deepak Sowaruth.
N’empêche que du côté de la formation curepipienne, on voudra hausser les enchères la saison prochaine. «Nous sommes motivés pour réaliser une saison 2013 encore meilleure. Le titre national nous intéresse», précise ainsi Deepak Sowaruth. Pour ce débat final, ce dernier avait placé sa confiance à un groupe expérimenté constitué de Prisca Seerungen, Vanessa Chellumben, Heidy Bauda, Felicia Julie, Chow Fee Cheung et Vanessa Maléa. Reste que le Curepipe Starlight a vite été dépassé par les événements. Comme lors de la deuxième manche où il concédait par moments huit points de retard (14-22). Toujours est-il qu’Azur SC qui comptait également Lucy et Joanna Latour, Nathalie Létendrie et Salveena Larché dans son six majeur était contraint de demeurer sur ses gardes. Une façon de ne pas revivre la mésaventure de la finale des Masters, quand il n’avait pu gérer une avance de deux sets. Certes, le Curepipe Starlight s’accrochait mieux (11-12 et 17-18) pour ensuite égaliser à 21-21. Azur SC plaçait alors un dernier coup d’accélérateur pour signer quatre points sans réplique.
Riche en rebondissements
Du côté masculin, le Faucon Flacq Camp Ithier VBC avait retrouvé pratiquement toute son escouade. Mis à part le Malgache Andry Rakoto, actuellement dans son île natale, Ashwin Ramkhelawon, Hansley Casimir et Stéphane Moonisamy avaient retrouvé leurs coéquipiers. Au sein du Quatre Bornes VBC, Cedric Apollon était sollicité à la place de Zahir Shermohamedkhan et évoluait ainsi aux côtés de Jonathan Joseph, Yannick Bouti, Yannick Paul, Nicolas Dupouy et Evans Sauteur. Le débat aura donc été intense, riche en rebondissements et tendu par moments avec certaines décisions arbitrales qui étaient contestées. Il n’empêche que les Quatre Bornais ont mené la vie dure à leurs adversaires, notamment au cours des trois premières manches. «Nous aurions dû faire la différence en trois sets. La perte de la deuxième manche a constitué le tournant de la rencontre, et les joueurs ont graduellement connu une baisse au niveau physique à partir du quatrième set», regrettait l’entraîneur Lindsay Wilson. Des regrets encore plus vivaces, car sa troupe avait survolé le troisième set, avec notamment six points d’avance à 19-13.
La formation de Camp Ithier, qui avait donc remporté cette deuxième manche cruciale de justesse, après avoir égalisé à 20-20, prenait ensuite le match à son compte à partir du quatrième set. Gilbert Alfred, Ashwin Ramkhelawon, Stephane Moonisamy, Alvaro Bonne-Langue, Hansley Uppiah et Brandon Tanner se détachaient à 18-11 et résistaient à un retour de la formation adverse à 18-21 pour forcer le tie-break. Un tie-break à sens unique, dans le sens que la formation de l’Est avait creusé un écart intéressant à 8-3 lors du changement de côté. Le Quatre Bornes VBC tentait bien de limiter la casse, mais les cinq points de retard ne seront finalement jamais comblés.
Dharmendra Gundowry était satisfait que ses protégés aient pu relever le défi. «Après la fatigue accumulée à la Coupe des clubs champions de la zone 7, les joueurs se sont bien repris et ont retrouvé cette envie de jouer. Ce fut une longue saison, et nous avons pu atteindre un de nos objectifs qui était de conserver notre titre. Nous savourons maintenant l’obtention de ce trophée et penserons à la prochaine saison en temps et lieu». Une prochaine saison qui s’annonce somme toute prometteuse.