Champions en exercice, le Faucon Flacq Camp Ithier VBC et Azur SC ont déjà annoncé la couleur dans le cadre de cette nouvelle saison de volley-ball. Ces deux formations ont décroché les premiers lauriers à travers les succès acquis lors des Memorial Shields disputés samedi dernier au gymnase Pandit-Sahadeo à Vacoas en mémoire à Sylvio Sadien et Jacqueline Bistoquet. Les Flacquois ont réalisé un finish époustouflant pour disposer du Rivière-du-Rempart Star Knitwear VBC sur le score de 17-25, 25-23, 19-25, 25-11 et 20-18, tandis que les Azuréennes ont été plus expéditives face au Curepipe Starlight (25-18, 25-19 et 25-23).
La performance de la formation de Camp Ithier est d’autant plus remarquable qu’elle a évolué sans Stéphane Moonisamy (transféré aux Trou-aux-Biches Sharks), Gilbert Alfred (toujours incertain quant à sa future destination) et le Malgache Andry Rakoto. Avec le retour de ce dernier et la venue de l’autre Malgache Fabrice, il va de soi que l’équipe de l’est tiendra encore le haut du pavé cette saison. Toutefois, avec son nouveau capitaine Ashwin Ramkhelawon et ses nouvelle recrues Sarvesh Ruggoo et Mohnish Mogoul, ce dernier étant converti en libero, elle a connu des sueurs froides. Néanmoins, le Faucon Flacq Camp Ithier VBC a su faire montre de force de caractère, tout en capitalisant sur une baisse de régime adverse pour signer un spectaculaire 25-11 au quatrième set, forçant ainsi le tie-break.
Reste que les Nordistes, dont les rangs ont été renforcés par la venue du passeur Dustin Maurer et d’Emmanuel Elise, ont sans doute laissé passer leur chance lors de la deuxième manche. À 18-15 en leur faveur, Gino Sophie et ses camarades semblaient hors d’atteinte. Néanmoins, ils se faisaient reprendre au 40e point avant de s’incliner de justesse (23-25). Toutefois, cette domination dont ils avaient fait preuve lors des premier et troisième sets n’était finalement pas récompensés. Lors d’un tie-break indécis jusqu’au bout, l’équipe de Rivière-du-Rempart avait pris un léger avantage (8-7) au changement de côté, mais ne pouvait convertir une première balle de match à 14-13, ni à 16-15 et encore moins à 17-16. Tant et si bien que son adversaire, qui n’avait également pu convertir deux balles de match, ne laissait pas passer sa chance à 19-18. Et ce, malgré la sortie de Brandon Tanner sur blessure lors de ce tie-break.
Un premier trophée qui laisse augurer de belles perspectives, comme l’atteste Deepak Aungnoo, fidèle bras droit de l’entraîneur Dharmendra Gundowry. « Certains ont enterré notre équipe beaucoup trop vite. Mais voilà, l’équipe de Camp Ithier constitue une véritable famille et les joueurs ont su faire preuve de solidarité et d’approche positive pour faire la différence. De plus, nous étions physiquement supérieurs et nous avons accéléré le jeu à partir de la quatrième manche. Reste que le travail sérieux continue. »
Du côté féminin, le Curepipe Starlight, placé sous la férule de Prisca Seerungen, avait pris le meilleur départ (10-6). Azur SC, avec les soeurs Latour, Nathalie Létendrie, Salveena Larché, Sheryl Monty et Rachel Christine dans le rôle de libero, rétablissait l’équilibre à 15-15 avant de prendre graduellement ses distances. Les Azuréennes confirmaient par la suite leur emprise sur la rencontre et semblaient se diriger vers un net succès en trois sets. Stéphanie Duval, de retour à la compétition, était alors sollicitée. A 24-19 lors de la troisième manche, les dés semblaient jetés. Toutefois, la formation curepipienne, forte de la présence d’Angélique Ramdoss, Heidy Bauda, Félicia Julie, Chow Fee Cheung, Vanessa Chellumben et sa nouvelle recrue Tania Migale, de même que la libero Vanessa Maléa, grignotait du terrain en sauvant quatre balles de match.
Cependant, Azur SC réagissait à temps pour endiguer cette remontée adverse. Son entraîneur, Guito Lepoigneur, était toutefois d’avis que son groupe peut aspirer à mieux. « Les joueuses avaient quelque peu les jambes lourdes en raison de la préparation physique. Cela a constitué un retard dans les combinaisons. De plus, elles ont commis beaucoup de fautes directes et inutiles. Quoi qu’il en soit, la suite des événements s’annonce intéressante avec le retour à la compétition de Caroline Lepoigneur et d’Estelle Chan. Nous aurons alors un banc encore plus fort. »